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Elle paie une place en 1re classe, se retrouve assise par terre… sous le regard impuissant des contrôleurs... |
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Choisir un billet en 1re classe n’assure pas nécessairement d’avoir une place à bord du train… © Photo d’illustration : Dinendra Haria/LNP//SIPA
Elle pensait être sûre d’avoir une place assise en optant pour un billet de première classe. Cette passagère du train Berne – Zurich (Suisse) a dû se rendre à l’évidence : son billet premium lui a simplement offert le droit de voyager… par terre. Récit.
Intuitivement, un billet en première classe offre l’assurance de voyager dans des conditions privilégiées. C’est vrai, dans la grande majorité des cas, mais il n’y a pas de garantie absolue. Illustration avec le témoignage de Judith, passagère régulière des trains de la CFF, l’équivalent suisse de la SNCF.
« Tous les wagons étaient pleins à craquer »
En prenant son billet pour un trajet entre Berne et Zurich (Suisse) – et sachant la ligne particulièrement fréquentée –, la quadragénaire avait opté pour une place en 1re classe. Le moyen le plus sûr à ses yeux de voyager dans de bonnes conditions. Prix du billet : 45,50 francs suisses (50 euros) pour 125 km et un peu plus d’une heure de trajet.
Désillusion immédiate : en montant à bord du train, la passagère s’est vite aperçue que, compte tenu de l’affluence, les places seraient chères… « Tous les wagons étaient pleins à craquer », explique-t-elle à 20 Minuten. Du monde partout en 2nde classe… ainsi qu’en 1re. Son billet premium en poche, Judith voyage par terre. « Même lorsqu’un collaborateur des CFF a fait une annonce pour demander aux gens de retirer leurs bagages des sièges, il n’y avait aucune place. Même les escaliers étaient bondés de passagers. »
Conditions spartiates, voyage amer mais pas de colère : « Je suis […] simplement étonnée, relativise Judith qui souligne par ailleurs la propreté et la ponctualité des trains de la CFF. Je sais bien que la ligne Berne - Zurich est très fréquentée, mais là, c’était vraiment intense. Surtout que les 45,50 francs que l’on paie pour le trajet, c’est déjà un prix considérable ».
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La mésaventure de la jeune femme tient au fait que, en Suisse et dans une moindre mesure en France, les billets de 1re classe ne sont pas systématiquement assortis d’une réservation. Il peut donc arriver qu’il y ait plus de places de vendues que disponibles à bord d’un train. Dans cette situation rarissime « d’overbooking », il est conseillé aux voyageurs de faire constater leur situation par écrit auprès d’un contrôleur, de manière à pouvoir solliciter a posteriori un remboursement de la différence entre le prix de la 1re et de la 2nde classe.