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Elle avait risqué sa vie pour en sauver d’autres : Odette Bergoffen, Juste parmi les Nations, est morte à 101 ans... |
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Odette Bergoffen, Juste parmi les Nations. © Ouest-France
Odette Bergoffen, née Blanchet, s’en est allée dans la nuit du lundi 5 janvier au mardi 6 janvier 2026 à Trélazé, près d’Angers (Maine-et-Loire). Originaire d’Avrillé, elle avait sauvé la vie d’une maman juive et de ses deux enfants en 1942. Auréolée du titre rare de Juste parmi les Nations, elle avait fêté ses 101 ans en octobre 2025.
 D’autres auraient pu faire mieux de moi.Â
Ainsi parlait Odette Bergoffen, née Blanchet. Humble. Incapable de penser - encore moins de dire - que son action fut héroïque à plus d’un titre.  Il ne faut pas en faire tout un plat !Â
, disait-elle. Sincère et déterminée. Toujours.
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Juste et officier de la Légion d’honneur
En 1942, cette résistante, Avrillaise d’origine, avait risqué sa vie pour sauver celle d’une maman juive et de ses deux enfants.
Depuis, elle a été honorée du titre, rare, de Juste parmi les Nations, attribué par Yad Vashem, l’institut international pour la mémoire de la Shoah. C’était en 1994. Elle était la dernière représentante des Justes de Maine-et-Loire. Plus récemment, le 8 mars 2025, elle avait été faite officier de la Légion d’honneur par Christophe Béchu, le maire d’Angers (Maine-et-Loire).
Hospitalisée à Angers
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Odette Bergoffen avait épousé Léo Bergoffen, le dernier rescapé d’Auschwitz en Anjou, mort en juillet 2020 à l’âge de 98 ans. La résistante a rejoint son époux dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier 2026, en rendant son dernier souffle à la clinique Saint-Joseph à Trélazé, où elle était hospitalisée depuis le samedi 3 janvier. Elle avait fêté ses 101 ans le 19 octobre 2025.