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Doué-la-Fontaine. Des études lancées pour transformer l’îlot de la Trésorerie... |
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Le site de la trésorerie de Doué-la-Fontaine s’offre une nouvelle vie. © CO
Des études vont être lancées pour donner une nouvelle vie à l’îlot de la Trésorerie, et développer des projets immobiliers à Doué-la-Fontaine, commune déléguée de Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire).
La commune de Doué-en-Anjou a validé le principe de requalification de l’îlot de la Trésorerie ainsi que son orientation programmatique. Le dernier projet lancé durant la deuxième mandature du maire Michel Pattée On travaille sur ce projet depuis trois ans, c’est un projet important
, rappelle-t-il.
Dans ce cadre, la municipalité a confié à Podeliha l’engagement des études préalables nécessaires à la réalisation des projets immobiliers, qu’il s’agisse de construction ou de réhabilitation. Elle a également acté le maintien de la vocation publique du parc existant et le réaménagement des espaces publics indispensables au développement des futurs usages. Podeliha est par ailleurs missionné pour travailler avec les opérateurs adaptés à la création d’une résidence services seniors (RSS) et d’une micro-crèche.
Diversification de l’offre
en logement
Cette décision s’inscrit dans une réflexion de long terme menée par la commune sur le parcours résidentiel des aînés. Depuis plusieurs années, des ateliers participatifs, des rencontres et des visites d’expériences menées sur d’autres territoires ont été organisés avec des habitants, le conseil des sages et les partenaires locaux, avec l’appui des services du Département. Cette démarche, intégrée au programme Petites Villes de Demain, s’appuie sur des analyses statistiques démontrant un besoin réel de diversification de l’offre en matière de logement.
Doué-en-Anjou compte aujourd’hui environ une centaine de logements dédiés à l’autonomie des seniors, alors que les besoins sont estimés entre 70 et 80 logements supplémentaires. À terme, l’offre pourrait ainsi atteindre près de 180 logements, soit 3,7 % du parc des résidences principales, contre 2 % actuellement. En 2022, les plus de 60 ans représentaient 30,6 % de la population communale, dont 1 358 personnes âgées de plus de 75 ans, une proportion appelée à croître dans les vingt prochaines années.
Face à ces évolutions, la commune affirme la nécessité de développer une politique volontariste en faveur d’un habitat intermédiaire, complémentaire au maintien à domicile et aux Ehpad. Parmi les solutions existantes, la RSS a été retenue comme pertinente, à condition d’être correctement dimensionnée, économiquement accessible, ouverte sur la ville et porteuse de liens intergénérationnels
.
La commune conservera la maîtrise foncière du parc, qui restera un espace public ouvert. Ce programme, déjà validé dans son principe, pourra évoluer au fil des études de faisabilité, tout en constituant un projet structurant pour la revitalisation du centre-ville et le renouvellement urbain.