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Doué-en-Anjou. « Un métier passion mais éprouvant »... |
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Laurent Morier est à la tête de l’entreprise Traso depuis 2018. © CO
L’entreprise Traso est spécialisée dans la réhabilitation des châteaux d’eau. Un secteur spécifique où la main-d’œuvre est difficile à dénicher.
L’entreprise Traso, qui fête ses quinze ans cette année, est implantée aux Verchers-sur-Layon. Confronté à des difficultés de recrutement, Laurent Morier, qui a racheté l’entreprise il y a six ans, est à la recherche de techniciens.
Comment êtes-vous arrivé aux Verchers-sur-Layon à la tête de Traso ?
Laurent Morier : « J’ai travaillé longtemps à Nantes puis à Tours, mais j’avais fait mes études à Angers. Après avoir été salarié dans différentes entreprises, j’avais monté un bureau d’études mais, à 55 ans, j’avais envie de passer du rôle de maître d’œuvre à la réalisation. C’est via le CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) que j’ai été contacté. Pour l’anecdote, j’avais lu « restauration d’œuvres d’art » au lieu « d’ouvrages d’art » lorsque j’ai eu l’annonce en main ! J’ai ensuite rencontré Gérard Babin (l’ancien dirigeant, N.D.L.R) qui m’a fait découvrir l’univers passionnant des châteaux d’eau ! »
En effet, vous dirigez une entreprise bien particulière…
« Seules quelques entreprises réhabilitent les châteaux d’eau en France, une activité qui n’a qu’une trentaine d’années. Nous intervenons dans le grand Ouest pour refaire l’étanchéité des cuves, de la maçonnerie, des huisseries et nous assurons la mise en sécurité des ouvrages d’art qui deviennent vétustes. Nos clients sont essentiellement des marchés publics. Nous avons des salariés qui sont capables de travailler plusieurs mois sur un chantier et d’exécuter de la maintenance sur l’ensemble de l’ouvrage, ce qui est notre particularité. »
Quelles sont les raisons de vos difficultés de recrutement ?
« Évidemment il n’y a pas de formation spécifique, parmi nos salariés il y a d’anciens maçons, d’anciens métalliers… C’est un métier passion et nous formons en interne. C’est un métier éprouvant physiquement, il y a beaucoup de manutention et surtout de grands déplacements : les salariés quittent leur famille pour la semaine, ce qui freine les candidats qui doivent vivre en caravane 5 jours sur 7. »