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Donald Trump signe un décret pour soutenir la production de glyphosate... |
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Le président américain a signé mercredi 18 février 2026 un décret pour soutenir la production de glyphosate aux États-Unis (photo d’illustration). © Joël LE GALL / ARCHIVES OUEST FRANCE
Le président américain a signé un décret mercredi visant à soutenir la production de glyphosate aux États-Unis. Il estime que cet herbicide, accusé d’être cancérogène, est indispensable à la sécurité alimentaire de son pays.
Donald Trump a pris mercredi un décret visant à soutenir la production de glyphosate aux États-Unis, estimant que cet herbicide, accusé d’être cancérogène, est indispensable à la sécurité alimentaire du pays, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
Les herbicides à base de glyphosate comme le Roundup sont les plus utilisés de l’agriculture américaine, mais il n’y a qu’un seul producteur installé aux États-Unis, et sa production ne couvre pas les besoins du pays, obligé d’importer, alerte l’exécutif américain.
Faciliter la production
Le président demande donc à sa ministre de l’Agriculture de prendre des mesures, comme des changements de réglementation, pour faciliter la production sur le territoire américain de glyphosate et de phosphore, composant chimique nécessaire pour le glyphosate mais aussi pour des équipements militaires.
Face à des besoins « dépassant de loin la production actuelle, la menace d’une réduction ou d’un arrêt de la production met gravement en danger la sécurité et la défense nationales, ce qui inclut la sécurité de l’approvisionnement alimentaire », relève la Maison Blanche.
L’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) ne considère pas le glyphosate comme cancérogène, à l’inverse du Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui le classe comme « cancérogène probable ».
Pile interminable de litiges
Le géant allemand Bayer, qui a racheté Monsanto, producteur du Roundup, a annoncé mardi vouloir régler à coups de milliards de dollars une pile interminable de litiges américains liés à son herbicide phare. La Cour suprême américaine pourrait par ailleurs être amenée à trancher dans un dossier connexe.
La réglementation de cet herbicide, le plus vendu dans le monde, fait débat depuis de nombreuses années.
Fin 2025, un journal scientifique a retiré une étude initialement publiée en 2000 qui affirmait que le glyphosate ne présentait aucun risque grave pour la santé. L’étude, qui a guidé pendant des années les décisions politiques sur cette substance, ne disait pas que des salariés de Monsanto ont participé à sa rédaction et a omis d’inclure certaines études sur les dangers liés au cancer.