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De Saumur à Chinon, une balade entre deux vignobles pour savourer la douceur des bords de Loire... |
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Vu depuis le pont sur la Vienne – à traverser vélo à la main –, le coup de cœur visuel de Candes-Saint-Martin. © © Adobe Stock/Frédéric Guillet
Arpenter la Loire à vélo est une occasion unique de profiter de la beauté de ses vignobles. Dans cette étape entre Chinon et Saumur, les Éditions Ouest-France vous invitent à découvrir les paysages de la Touraine et de l’Anjou.
Une étape d’une richesse incomparable entre deux régions, Touraine et Anjou. Mais aussi entre deux vins : le chinon des coteaux de la Vienne (qu’appréciait tant Rabelais, paraît-il) et le saumur-champigny, rouge prestigieux de la rive sud de la Loire… Une fois sorti de Chinon, de son château et de ses vignobles, cette balade extraite du guide la Loire à vélo, paru aux Éditions Ouest-France, vous emmène d’abord au panoramique point de vue sur Candes-Saint-Martin, à la confluence de la Vienne et de la Loire. Puis vous traverserez Montsoreau, qui proposera l’« escapade » vers l’abbaye de Fontevraud ; Turquant enfin, ses vignes et ses troglos, annonçant Saumur la magnifique.
Chinon en bref
Campée sur la rive droite de la Vienne à une quinzaine de kilomètres de sa confluence avec la Loire, la rabelaisienne ville de Chinon se contemple de préférence depuis le pont et la rive d’en face. Ça tombe bien, c’est par là que l’itinéraire recommandé par la Loire à Vélo fait arriver ses touristes cyclistes ! On y embrasse d’un seul coup d’œil la rivière, la ville et la dentelle de tours et de murailles en ruine qui enserre ce qu’il reste du château du Milieu.
Lire aussi : Quatre choses à savoir avant de découvrir la vallée de la Loire entre Chinon et Montsoreau
Arrêtez-vous si possible à la Maison de la Rivière : Chinon a eu dans le passé un rôle batelier de première importance. Grimpez ensuite jusqu’au château (tél. : 02 47 93 13 45). La visite complète de son enceinte fortifiée, de ses tours et de ses logis en restauration le vaut bien ! La tour de Boissy entre autres offre sur Chinon et sa vallée un panorama d’exception. Au repas du soir, arrosez le tout d’un verre de chinon, le vin dont les membres de la confrérie d’ici – les Bons Entonneurs rabelaisiens – se font chaque fois que nécessaire les enthousiastes propagandistes
Pratique : Musée animé du Vin et de la Tonnellerie ; 12, rue Voltaire. Tél. : 02 47 93 25 63
Office de tourisme, Place de Hofheim, 37500 Chinon. Tél. : 02 47 93 17 85
Comment y aller ? Où loger ?
Aucun problème, si l’on n’y est pas arrivé par la voie « normale », à rejoindre Chinon par un mix train-vélo, via la gare de Port-Boulet évoquée plus tôt. Dans tous les cas, et partout alentour, la signalétique est sans défaut. Côté hébergements, trois campings possibles, à Chinon, à Savigny-en-Véron et à Montsoreau, une dizaine d’hôtels à Chinon, mais plusieurs aussi à Montsoreau et même à Fontevraud-l’Abbaye offrent quelques facilités logistiques. Toutes les adresses et tous les compléments d’information utiles sur le site de Loire à vélo.
Attention ! Si elle est plate et confortable dans sa première partie, l’étape du jour est, à partir de Turquant, l’une des seules sections accidentées de la Loire à Vélo. Si vous ne disposez pas d’un vélo à assistance électrique, n’hésitez pas à mettre pied à terre !
De Chinon à Saumur (35 km)

De Chinon à Candes-Saint-Martin. © Patrick Mérienne
1. Entre Chinon et Candes, le triangle de la confluence Loire-Vienne est une plaque tournante. Ça tombe bien : les cheminements du secteur y sont roulants, bien ombragés, confortables et réellement sécurisants… Prenez les bords de la Vienne jusqu’à Montour et poursuivez jusqu’à Savigny-en-Véron À partir de Savigny-en-Véron, toutes les voies font route commune dans la direction de Candes. On suit alors des pistes en site propre et de petites routes à faible circulation.

Entre Candes et Turquant. © Patrick Mérienne
2. À l’approche de Candes-Saint-Martin, le pont, panoramique, vous offre un point de vue de rêve sur le site : le village de Candes, la large rivière Vienne coulant à ses pieds et, un peu plus loin, la confluence de cette dernière avec la Loire.
Attention, justement, à ne pas vous laisser trop distraire par le spectacle. Le pont ne comporte pas de voie cyclable ! Mieux vaut, pour profiter du spectacle ou le filmer, emprunter d’emblée le trottoir piéton.
3. Le château de Montsoreau n’est qu’à un coup de pédale de Candes-Saint-Martin. Visitez comme elle le mérite cette forteresse d’« agrément » immortalisée par Alexandre Dumas et sa Dame de Montsoreau (tél. : 02 41 67 12 60).

Le château de Montsoreau. © Michel Bonduelle
4. Un détour par Fontevraud ? La véloroute qui mène à l’abbaye depuis la sortie de Montsoreau impose, certes, 12 km aller-retour et quelques (petites) côtes, mais comment, parvenu ici, imaginer passer sans aller la voir ?
5. La réponse est au bout du guidon : même si vous n’êtes pas équipé d’un vélo à assistance électrique, l’une des plus belles abbayes du monde vaut bien quelques efforts…

Dès la sortie de Montsoreau, on peut prendre, un temps, ce beau cheminement de bord de fleuve. © Michel Bonduelle
À Montsoreau, reprenez la direction de Saumur. L’étape du soir n’est plus qu’à 15 km ! Deux possibilités pour la rejoindre : à travers les boqueteaux de la rive gauche du fleuve, une courte section sur un nouveau parcours en bord de Loire… qui prendra fin quand même à la hauteur de Turquant. Ou bien le parcours des vignes. Il grimpe un peu à la sortie de Montsoreau, puis impose (aux deux parcours) un vrai raidillon à 18 % au niveau de Parnay. Mais rien ne vous empêche, après tout, de mettre pied à terre !

Arrivée à Saumur. © Patrick Mérienne
6. Les deux ou trois côtes du parcours ne sont jamais longues. Elles permettent surtout d’évoluer ensuite, sans effort ou presque, dans un bel univers de coteaux d’appellation contrôlée. En plein cœur de l’appellation saumur-champigny, entre vignes et villages de pur tuffeau, on traversera Turquant d’abord, puis Parnay, longeant une pléiade de maisons et de caves. Avantage des deux parcours au passage de Turquant : l’itinéraire fait visiter le village « troglo » que la municipalité a eu la bonne idée de constituer ici : nichés dans le tuffeau de la falaise, restaurants, boutiques et galeries d’art offrent l’occasion d’une pause bienvenue…

Saumur et son château. Un spectacle ligérien sans pareil quand on peut l’apprécier depuis l’île d’Offard. © Michel Bonduelle
Imposant à nouveau une courte côte au niveau de Parnay, l’option vignes ne variera plus de son parcours de crête jusqu’aux abords immédiats du château de Saumur. Un dernier arrêt sur la rue en balcon dominant la Loire, à droite, et ses immenses bancs de sable. Vous voilà à hauteur de la terrasse-belvédère qui s’effondra naguère et qui domine désormais la Loire avec une confiance toute neuve. Si vous ne visitez pas tout de suite le site, la route partagée de la Loire à Vélo vous invite à dévaler (prudemment) la rampe de contournement jusqu’au centre-ville.
À ne pas manquer à Turquant

Édition augmentée : 14 pages d’adresses pratiques et d’hébergements actualisées sur tout le parcours. Éditions Ouest-France
Le site troglodytique de La Grande Vignolle Turquant
Tél. : 02 41 38 16 44
La démonstration des fameuses « pommes tapées » angevines, Parnay
Tél. : 02 41 51 48 30