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Dans le Maine-et-Loire, des professionnels mobilisés pour donner une seconde vie aux objets... |
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De gauche à droite, Nadège Dekenuydt, Myriam Douillard, Loukas Berg, Ewa Wozniczko, Mickaël Jousset, maire de Feneu, et Jean-Louis Demois. © Ouest-France
À l’occasion de la journée de la réparation, la Chambre des métiers et de l’artisanat et Angers Loire métropole (Maine-et-Loire) ont organisé une rencontre avec trois professionnels de la réparation/restauration.
Jeudi 16 octobre 2025, dans le cadre des journées nationales de la réparation, c’est l’atelier Trois petits points, de Ewa Wozniczko, à Feneu (Maine-et-Loire), qui avait été choisi par Angers Loire métropole (ALM) et la Chambre de métiers et de l’artisanat du Maine-et-Loire (CMA 49) pour organiser une rencontre avec trois professionnels.
« En passant par un réparateur on donne une seconde vie à nos appareils, et on fait vivre une économie de proximité », souligne Nadège Dekenuydt présidente de la CMA 49. « Les meilleurs déchets c’est ceux que l’on ne produit pas », rappelle Jean-Louis Demois, vice-président d’ALM chargé des déchets et de l’économie circulaire.
« Vivre sereinement »
Si l’on veut maintenir les entreprises artisanales de la réparation, il faut leur permettre « de vivre sereinement », insiste Nadège Dekenuydt. À travers la création du dispositif Répar’acteurs, la Chambre des métiers veut favoriser cette pérennité en facilitant la mise en relation des entreprises de réparation avec les consommateurs.
L’hôte de cette rencontre, Ewa Wozniczko, transmet depuis dix ans sa passion de la couture à ses élèves de tous âges. Chaque année, pour clore la saison, elle crée l’évènement en organisant un défilé de mode afin de mesurer le travail accompli par les élèves.
De l’informatique à l’ameublement
Présent également à ce rendez-vous, Loukas Berg a « positionné » son entreprise Mobildépanne49 au sein du magasin informatique familial des Ponts-de-Cé. Spécialisé dans la réparation des smartphones, tablettes et consoles de jeux, il est également en mesure de proposer la même gamme d’appareils reconditionnés offrant ainsi « des solutions accessibles, durables et de proximité ».
La troisième participante, Myriam Douillard, a subi, après avoir travaillé pendant 23 ans dans le graphisme, un licenciement économique. Face à cet événement elle a voulu donner un nouveau tournant à sa carrière en s’orientant vers « un métier de la main et du savoir-faire ». Titulaire depuis juin dernier d’un CAP tapissier d’ameublement, elle vient de commencer son activité à Verrières-en-Anjou, où « elle est ravie de pouvoir expérimenter, essayer des choses qui lui plaisent ».
Annuaire national de la réparation : www.annuaire-réparation.fr.