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Création. Avec son web magazine, elle met en avant les entrepreneuses... |
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Bérengère Soyer a présenté son projet de web magazine, mardi, à la Boutique de gestion pour entreprendre à Trélazé. © Ouest-France
Bérengère Soyer veut lancer un web magazine qui soutiendrait et partagerait les initiatives des femmes entrepreneuses. Il devrait être en lancé au printemps prochain. Elle a présenté son projet à la Boutique de gestion de Trélazé (Maine-et-Loire).
Si les entrepreneures ne se comptent pas sur les doigts de la main, elles sont cependant moins nombreuses que les hommes. Et les chiffres officiels enfoncent le clou, puisqu'en 2014, 28,1 % des créations d'entreprise sont à mettre à l'actif des femmes (source : Insee, 2015). En plus de cela, leur visibilité est moindre que celle des hommes.
Forte de ce constat, Bérengère Soyer, une jeune femme elle-même entrepreneuse, a décidé de prendre le taureau par les cornes.
Elle veut créer un web magazine, mixte, mais qui mettra en avant les réussites et projets des femmes. Mixte, car dit-elle, « pas question de tomber dans un féminisme radical, ni de se passer de l'expérience et des compétences de nos homologues masculins ».
Avec cette publication qui devrait voir le jour au printemps prochain, elle souhaite pousser les femmes à entreprendre, les soutenir, et promouvoir leurs actions. « Mais aussi, les aider à tisser des réseaux, et pourquoi pas organiser des conférences dans les écoles et les collèges, pour inciter les femmes à devenir créatrices d'entreprises. »
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Financement participatif
Alice Leclerc, chargée de mission à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME49), ne dit pas autre chose, quand elle affirme « qu'il faut sortir des cases. Les stéréotypes n'existent que dans la tête. Et ce sont souvent les femmes elles-mêmes, qui mettent les premiers freins ».
Pour expliquer son projet, Bérengère Soyer, avait convié une vingtaine de personnes dans les locaux de la Boutique de gestion pour entreprendre.
Étrangement, les hommes étaient absents. Ce qui n'inquiète pas outre mesure la créatrice, car « malgré leur absence ce matin, j'en compte un certain nombre qui sont contributeurs de ce projet », explique-t-elle.
Car pour financer ce web magazine, la jeune entrepreneure passe par la plate-forme Ulule qui permet de collecter des fonds, et de tester une idée.
« Cette initiative vient compléter des structures déjà existantes, mais, par contre, il n'existe pas de vitrine où les entrepreneures puissent s'exprimer », résumeConstance Nebbula, conseillère déléguée à l'économie numérique de la mairie d'Angers.
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