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Conditions de détention « inhumaines » à Angers : un sénateur demande des comptes à Gérald Darmanin... |
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Grégory Blanc, sénateur de Maine-et-Loire (divers gauche). © CO - LAURENT COMBET
Le sénateur de Maine-et-Loire Grégory Blanc (divers gauche) dénonce les conditions déplorables de détention à la maison d’arrêt d’Angers ainsi que l’absence d’un module médical pour accueillir médecins et personnels de soins psychiques et psychiatriques. Et annonce qu’il va interroger le ministre de la Justice quant aux investissements à réaliser.
Le 9 septembre dernier, un référé-liberté était déposé devant le tribunal administratif de Nantes pour dénoncer les atteintes graves aux droits fondamentaux des détenus de la maison d’arrêt d’Angers. Le sénateur de Maine-et-Loire Grégory Blanc (divers gauche) avait apporté son soutien à cette démarche préparée en lien avec l’Observatoire international des prisons, à la suite des éléments constatés lors de sa visite du 3 juillet. Dans son ordonnance, le tribunal administratif a reconnu l’urgence d’une dégradation inquiétante et a donné cinq jours à l’administration pénitentiaire pour améliorer les conditions d’occupation dégradées des cellules et des blocs de douche.
www.ouest-france.fr/societe/pris... Une des priorités de ma visite de jeudi dernier : évaluer les investissements à réaliser d’urgence, en particulier face aux épisodes de canicule. Au rythme de l'avancée du projet de prison à Loire-Authion, on ne peut pas attendre… 2032-2033 (?) pour agir.
— Grégory Blanc (@gregoryblanc49.bsky.social) 7 juillet 2025 à 17:07
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Suivi médical et psychiatrique
 C’est un signal important, mais cela reste insuffisant puisque cela ne règle pas la surpopulation carcérale ni les conditions inhumaines vécues par l’ensemble des prisonniersÂ
, juge le parlementaire.  Restent en suspens les problèmes d’addictions et autres problèmes de santé : il manque en effet un module médical pour accueillir médecins et personnels de soins psychiques et psychiatriques notammentÂ
.  Aujourd’hui, plusieurs dizaines de prisonniers ressortent chaque année sans avoir bénéficié du moindre suivi. Dans ces conditions, comment s’étonner que des personnes condamnées ressortent plus fragilisées et plus violentes qu’avant ? C’est inacceptable, pour les détenus comme pour la sécurité publiqueÂ
, complète-t-il.
Dès la reprise des travaux parlementaires, le sénateur interrogera le ministre de la Justice  pour obtenir des réponses quant au calendrier des investissements à réaliserÂ
.
 Au-delà , le glissement silencieux du calendrier du futur centre pénitentiaire de Loire-Authion, certes dans un cadre budgétaire contraint, ne peut servir de caution pour éviter les travaux indispensables de l’actuelle maison d’arrêt d’AngersÂ
, prévient-il.