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Changement de direction dans l’une des plus grandes écoles de musique du Maine-et-Loire, qui compte plus de 1 000 élèves... |
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Annie Prono, retraitée de la fonction publique en milieu hospitalier et Guillaume Pineau, chargé de mission dans l’aménagement numérique du territoire chez Anjou numérique, posent ici lors de la transmission des dossiers de la présidence de l’école de musique du Quartet, à l’issue de l’assemblée générale du 10 décembre dernier. © Ouest-France
Anne Prono, présidente de l’école de musique et de danse du Quartet, qui couvre le territoire de Loire-Layon-Aubance (Maine-et-Loire), passe le relais à Guillaume Pineau. Tous deux évoquent le long parcours semé d’embûches qui a abouti à la création d’une des plus grandes écoles de musique du Maine-et-Loire.
Comment êtes-vous arrivés, pour chacun de vous, à la présidence ?
AP : Inscrite à un cours de piano et engagée dans la chorale le Chœur des Garennes, j’ai accompagné, depuis 16 ans, l’évolution de l’école de musique de Juigné-sur-Loire vers le Quartet, en portant toujours la présidence, à chaque étape. Pour aboutir à cette école de musique et de danse intercommunale, je ne compte plus les réunions entre les quatre écoles. La phase finale a duré un an, conclue par l’assemblée constitutive du Quartet en mai 2023.
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GP : Je suis saxophoniste inscrit à l’EMIL, l’école de musique de Beaulieu-sur-Layon, ainsi qu’à l’harmonie de Faye-d’Anjou. Avant la création du Quartet, j’en étais le président depuis 2020. À ce moment-là , deux écoles en difficulté financière (Beaulieu et Brissac) ont échappé à la disparition, épaulées par les deux autres écoles (Chalonnes et Mûrs-Les Garennes) et la communauté de communes Loire-Layon-Aubance (CCLLA). De grandes disparités de tarifs étaient pratiquées d’une école à l’autre. La CCLLA nous a fait travailler sur l’harmonisation de ces tarifs en contrepartie d’une subvention unique pour une seule entité et un contrat unique pour tous les salariés.
Comment fonctionne maintenant le Quartet ?
AP : Notre conseil d’administration est composé de deux titulaires et deux suppléants pour chacun des quatre pôles. Le mandat du président dure deux ans. Il est entouré par un bureau de trois vice-présidents issus de chaque pôle. Un comité local d’animation permet d’alimenter la base des bénévoles, ce qui fonctionne bien. Nous bénéficions de onze lieux d’enseignement mis à disposition gracieusement par les communes, et nous entretenons de bons rapports avec les financeurs : la CCLLA (50 %), le Département (8 % ), les autres communes (2 %) et les familles (40 %).
GP : Notre association est une des plus grosses structures culturelles et musicales du département avec ses 1 114 élèves inscrits cette saison. L’école propose un tarif unique quel que soit le cursus musical, ce qui ouvre la porte à une participation gratuite aux ensembles instrumentaux. Chaque élève se produit au moins une fois sur scène dans l’année en audition et/ou dans la participation aux projets de concerts. L’enseignement et la pédagogie sont pratiqués à l’échelle locale, respectant un peu sa propre couleur musicale.
Quels sentiments vous animent après ces deux années de fonctionnement ?
AP : Pour moi, toute cette période intense a été une véritable aventure humaine, riche d’échanges et de créativité. Après tout le travail effectué entre collègues, je suis ravie du résultat et confiante dans l’avenir.
GP : Je remercie Annie pour le travail colossal accompli avec nos collègues et nos salariés. Le Covid a bouleversé les habitudes des gens. Il faut comprendre maintenant la nouvelle donne. Dans un monde numérique, nous devons répondre à la demande de loisirs et à celle du perfectionnement. L’école de musique et de danse du Quartet est maintenant prête à recevoir, dans sa démarche pédagogique et son organisation, des élèves plus nombreux pour les dix prochaines années.