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Challain-la-Potherie. Les élus unanimes donnent un avis défavorable au projet minier... |
Tout fini par arriver. Lors du conseil du mercredi 17 septembre, Anaël Robert, maire de Challain-la-Potherie, a mis à l’ordre du jour le débat sur le projet de la société Breiz ressources, qui vise à sonder le sous-sol d’une grande partie sud de la commune. L’objectif est d’exploiter, à terme, des mines d’or, tout en sachant qu’une grande quantité d’autres métaux sont possiblement présents dans le sous-sol.
Anaël Robert reconnaît qu’il aurait pu en être question au conseil plus tôt. Il rappelle qu’une commission énergétique d’Anjou Bleu communauté, dont il est membre, souhaitait prendre le dossier dès le mois de mai. Au final, après un court débat, un vote avait donné cinq voix pour et cinq contre.
Le président du bureau communautaire Gilles Grimaud, sur recommandation, avait pourtant fait donner un avis favorable au projet. La préfecture ne l’a pas entendu de cette oreille et a souhaité que chaque commune se positionne. Le conseil communautaire est en grande partie composé de communes non concernées par le projet. Le Candéen ne représente qu’à peine 10 % »,
selon le maire.
« La communauté de communes voit cela d’un bon œil pour des raisons financières. Ce n’est pas chez eux. Elle lorgne sur des millions d’euros, mais la commune sur presque rien », déplore Anaël Robert.
Des risques pour Challain
Il rappelle qu’une fois que le permis en exclusivité est accordé à Breiz ressources, le permis d’exploiter suit nécessairement. « Aujourd’hui, le risque pour Challain, c’est la pollution des nappes d’eau, la pollution des sols, de l’air, les expropriations… »
Quel est l’argument pour un tel projet ?
demande Audrey Taillandier, deuxième adjointe. On ne peut pas continuer à aller chercher ces métaux rares ailleurs, si on les a en France »,
justifie Anaël Robert. Un maire qui ne souhaite pas que la génération d’aujourd’hui dégrade la vie de deux ou trois générations qui suivront. Le cas de Saint-Pierre-Montlimart est rappelé. C’est un projet qui consomme énormément d’eau. Des puits pourraient se vider. Un gramme d’or par tonne extraite est déjà rentable. Alors 37 g par tonne comme au Pin dans la Loire-Atlantique, c’est banco »,
clame Nicolas Delaunay, troisième adjoint.
Denis Alus, quatrième adjoint, déplore le manque d’informations de la population. Audrey Taillandier voit dans le positionnement des élus une manière de porter ce projet à la connaissance de la population.
À chacun de se positionner en complétant le document « Stop Belenos ».
Unanimement, les élus se prononcent défavorablement sur ce projet.