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Cette pianiste met en lumière les femmes compositrices pour une association de Maine-et-Loire

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photo  lise khatib, pianiste installée à angers, sera présente au château de la douve, au bourg-d’iré, le samedi 23 novembre. pour un concert mettant en valeur des compositrices encore méconnues. quatre femmes engagées.  ©  akoi aka 2

Lise Khatib, pianiste installée à Angers, sera présente au château de la Douve, au Bourg-d’Iré, le samedi 23 novembre. Pour un concert mettant en valeur des compositrices encore méconnues. Quatre femmes engagées. © Akoi Aka

L’Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du collège de Combrée (Maine-et-Loire) organise un concert, samedi 23 novembre, au château de la Douve, au Bourg-d’Iré. La pianiste Lise Khatib, installée à Angers depuis l’été 2023, y interprétera des œuvres de quatre compositrices de la fin du XVIIIe siècle aux années 1930. Un récital qui se veut aussi pédagogique et historique.

Samedi 23 novembre, le château de la Douve, au Bourg-d’Iré (Maine-et-Loire), accueillera un nouvel évènement organisé par l’Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du collège de Combrée. À l’invitation de sa présidente, Geneviève Charbonneau, la pianiste Lise Khatib interprétera un récital au parfum féminin et à l’accent historique.

« Elles ont apporté une sorte de mini-révolution »

Le titre du concert, Compositrices révolutionnaires et romantiques, suscite d’ailleurs la curiosité. La musicienne âgée de 30 ans lève le voile : « Je l’ai choisi car deux des quatre compositrices ont vécu pendant la Révolution, elles sont de la fin de l’époque classique (1750-1800) et ouvrent le romantisme (à partir de 1800) par leur style et leur expressivité. Les deux autres sont romantiques et postromantiques. »

Voilà donc un pan du sujet décodé. Mais quid du terme révolutionnaire ? « C’est une façon de rappeler qu’elles ont apporté une sorte de mini-révolution avec leur langage musical. » Leurs noms, Julie Candeille, Hélène de Montgeroult, Fanny Mendelssohn et Mel Bonis, sont pourtant encore méconnus.

Une dimension pédagogique et historique

Lise Khatib a à cœur de les sortir de l’ombre. Habituée « à donner des clefs d’écoute au public » durant ses représentations, cette double titulaire de master des Hautes écoles de musique de Lausanne et Genève (Suisse) dévoilera pour chacune des éléments de biographie.

Elle en livre quelques bribes en amont. « Julie Candeille (1767-1834) était quelqu’un de très affirmatif, elle a réussi à progresser en publiant. Hélène de Montgeroult (1764-1836) a notamment été connue pour avoir été la première professeure du conservatoire de Paris. Mélanie Bonis (1858-1937) a pour sa part choisi de publier sous le pseudonyme de Mel, parce que ça ne trahissait pas son sexe. »

Quant à Fanny Mendelssohn (1805-1847), elle n’a pas pu réellement s’épanouir dans l’ombre de son petit frère, Felix (1809-1847), célèbre compositeur allemand. « Elle a été en quelque sorte inhibée toute sa vie. Ce n’est qu’un an avant sa mort qu’elle a trouvé la force de publier ses œuvres. Pourtant, au début, c’était elle le mentor. Mais dès l’âge de 15 ans, des lettres hyper choquantes de son père lui rappelle sa place de femme, qu’elle n’a pas le droit à cette ambition. »

photo lise khatib est par ailleurs enseignante au sein de l’école de musique des ponts-de-cé et de tiercé, ainsi qu’au conservatoire du mans.  ©  étienne gm

Lise Khatib est par ailleurs enseignante au sein de l’école de musique des Ponts-de-Cé et de Tiercé, ainsi qu’au conservatoire du Mans. Étienne GM

Ce concert, la pianiste originaire du Gard et installée à Angers depuis l’été 2023 avec son compagnon Enzo Ferrarato (clarinettiste à l’Orchestre national des Pays de la Loire), l’a dévoilé en septembre, en Haute-Loire, lors des Journées du matrimoine destinées à rendre visible les œuvres de femmes. Et il a séduit. « Le fait de raconter des anecdotes permet aux gens de se sentir plus proches des compositrices, d’entrer un peu dans leur vie. »

Le château de la Douve, bâti au XIXe siècle, devrait permettre de « transporter » encore un peu plus l’auditoire dans cette époque.

Samedi 23 novembre, à 18 h, au château de la Douve, route du Tremblay, au Bourg-d’Iré. Participation libre. Réservations obligatoires par courriel à combree.college@gmail.com ou par téléphone au 06 33 75 40 05.

 
Emmanuel ESSEUL.    Ouest-France  

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