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Candé. « Notre émancipation n’était pas gagnée d’avance »... |
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Simon Charles et Marie-Thé Bouildé, présidente de l’Avant-Scène. © CO
entretien
La troupe candéenne « 11 en coulisses » poursuit son aventure théâtrale, en toute autonomie. Le comédien Simon Charles, pure émanation de l’Avant-Scène, devient metteur en scène de ses jeunes camarades.
Parlez-nous de votre troupe ?
Simon Charles : « 11 en coulisses est le projet d’une bande d’adolescents qui jouent ensemble depuis leur premier pas théâtral à l’Avant-Scène. Dans un coin de ma tête, j’ai pensé qu’il serait cool de faire une troupe entre copains pour continuer notre aventure théâtrale, avant que les études supérieures nous dispersent. Nous sommes dix comédiens et j’incarne le onzième, comme metteur en scène. »
Rappelez-nous votre parcours théâtral ?
« Le temps passe vite : voilà 9 ans que je monte sur scène ! J’ai commencé dans la troupe de Marans avec Mathieu Chevillard et Alain Grimaud, qui m’ont apporté énormément de choses. Très vite, je suis arrivé au sein de l’Avant-Scène ; une véritable opportunité. J’ai eu la chance de travailler avec divers metteurs en scène : Marie Lambert, puis Virginie Orhon et Romain Abelard. Ils m’ont appris et apporté énormément ; je leur dois tout ce que je suis. En parallèle, je fais partie des Incendiés du Louroux-Béconnais, et de la Compagnie du Musical de Candé. »
Vous parlez d’une troupe autonome. En quoi est-elle autonome ?
« Nous avons fait le choix de ne pas être accompagnés d’adultes, pour la mise en scène, et sur scène. Il y a un roulement qui s’opère au niveau des parents pour avoir un majeur pendant les répétitions, mais le but est vraiment de nous laisser nous exprimer avec notre vision d’adolescents, de jouer nos propres aspirations. Nous suivons l’exemple de la troupe des Vieux Jeunes, une troupe de l’Avant-scène créé en 2016 qui aime se retrouve et jouer ensemble. »
Quel bilan faites-vous après cette première saison autonome ?
« La présidente Marie Thé Bouildé nous a déniché ce petit cocon, la salle Paradox’Salle de Freigné pour nos répétitions et y jouer la pièce « Le bonheur est dans le pré ». Avec ses 55 places, le lieu était à l’échelle de notre groupe. Ses propriétaires ont été plus qu’accueillants, très à l’écoute de nos demandes. Notre émancipation n’était pas gagnée d’avance, ce fut un challenge. Finalement, tous les acteurs se sont surpassés. Comme metteur en scène, j’ai vu que du plaisir à jouer sur scène et hors scène. La troupe m’a appris tellement de choses, sans le vouloir. »