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C’est quoi ce projet d’exploration minière contesté en Loire-Atlantique et Maine-et-Loire ?... |
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Des permis pour des recherches minières en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire ont été demandés par l’entreprise Breizh Ressources. (photo d’illustration) © OUEST FRANCE archives
Stop Bélénos, un collectif d’une dizaine de personnes, monté récemment, s’oppose au projet éponyme, mené par la société Breizh ressources, d’ouvrir un jour une mine entre la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire.
Le projet d’exploration minière Bélénos, dans le nord de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire, fait à nouveau parler de lui. La consultation publique s’est terminée le 18 juin. Le collectif Stop Bélénos, créé il y a moins d’un mois, « d’une dizaine de membres », indique le groupe, organise une réunion ce jeudi 3 juillet.
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C’est quoi cette réunion ?
L’événement est annoncé sur le site du Département de Loire-Atlantique. Il se déroulera à la salle polyvalente de La Chapelle-Glain, jeudi 3 juillet, de 20 h à 22 h (gratuit). Sa description annonce la couleur : « Refusons ce projet destructeur ! » Jean Baranger, membre du collectif Stop Taranis, en lien avec un projet similaire de neuf communes en Ille-et-Vilaine, se positionnera sur le projet.
Quel est le projet en question ?
Il s’agit d’une demande d’octroi d’un permis exclusif de recherches de mines, appelé Bélénos, par l’entreprise Breizh ressources, basée à Lorient (Morbihan). « Nous sommes arrivés à la fin de la consultation publique. C’est entre les mains du ministère. On est en contact avec les élus, on les rencontre », affirme Guillaume Mamias, responsable environnement et relations institutionnelles à Breizh ressources.
Le périmètre s’étend sur dix-huit communes de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire. La synthèse des avis n’est pas encore connue. Si le permis est validé, de multiples recherches se poursuivront avant d’envisager « le but, identifier un gisement économique rentable. Ce qui est rare sur la croûte terrestre », continue le cadre. Ce sera « du temps long, au moins une quinzaine d’années ».
Selon l’association Eaux et rivières de Bretagne, cette activité aurait des conséquences sur la biodiversité et « implique une grande consommation d’eau, l’équivalent de celle de 70 000 personnes », affirme Pauline Pennober, dans notre récente enquête vidéo.
Une réunion : pour quoi faire ?
« La phase actuelle est très importante car il s’agit de la phase d’attribution des gisements potentiels. Après ça, la question ne sera plus tournée vers le pourquoi du projet mais vers ses modalités », appuie le collectif Stop Bélénos.
Pourquoi Breizh ressources s’intéresse à cette zone ?
« Breizh ressources ne dispose pas de liste exhaustive des travaux précédemment effectués dans la zone. Cependant, les données déjà en sa possession et le contexte géologique lui confèrent de son point de vue un intérêt majeur », peut-on lire dans le dossier de la demande, en ligne sur le site de la préfecture.
La société, détenue par Aurania resources limited, basée au Canada, et Keith Barron, s’appuie aussi sur « la richesse aurifère du périmètre de Bélénos, attestée par la présence de nombreuses anciennes aurifères (exploitations d’or probablement d’âge gallo-romain), qui ont été cartographiées par le Bureau des recherches géologiques et minières au début des années 1980. »