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Brandt : la justice prononce la liquidation du groupe d’électroménager français, environ 700 emplois supprimés... |
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Des pièces d’électroménager de la marque Brandt dans l’usine de l’entreprise à Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans, le 16 janvier 2025. © GUILLAUME SOUVANT / Archives AFP
Ce jeudi 11 décembre, le tribunal des affaires économiques de Nanterre a prononcé la liquidation du groupe d’électroménager français Brandt. Environ 700 emplois sont donc supprimés. Un projet de société coopérative et participative (Scop), soutenu par le groupe Revive, devait permettre de sauver au moins 370 emplois.
Ce jeudi 11 décembre 2025, le tribunal des affaires économiques de Nanterre a prononcé la liquidation du groupe d’électroménager Brandt, a annoncé le président de la région Centre-Val de Loire à l’Agence France-Presse (AFP).  C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie françaiseÂ
, a réagi François Bonneau, évoquant un  traumatismeÂ
à propos des 700 emplois du groupe supprimés à la suite de cette décision du tribunal. L’entreprise avait été placée en redressement judiciaire au début du mois d’octobre.
Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, a un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros mais a subi les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager. Affecté par la crise de l’immobilier, il a enregistré l’an dernier un nouveau recul des ventes, après avoir déjà baissé en 2023.
Lire aussi : L’électroménager made in France a-t-il un avenir ?
Un projet de société coopérative
Un projet de société coopérative et participative (Scop), soutenu par le groupe Revive, devait permettre de sauver au moins 370 emplois. Cette offre, présentée comme celle de la dernière chance, avait reçu ces derniers jours un large soutien des pouvoirs publics et d’une majorité de salariés.  On ne comprend pas, les soutiens étaient là , une mobilisation sans précédent avait été faite par les pouvoirs publicsÂ
, a déclaré François Bonneau, qui avait estimé précédemment le total des engagements publics à  près de 20 millions d’eurosÂ
. Cette alternative devait aussi permettre de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans, dans le Loiret, et à Vendôme, dans le Loir-et-Cher.
Le gouvernement a fait part de son côté de sa  profonde tristesseÂ
après la liquidation judiciaire de Brandt,  un fleuron français qui s’éteintÂ
, indiquent le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, et son collègue en charge de l’Industrie, Sébastien Martin.
Entre 20 et 25 millions d’euros étaient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt, qui ne pourra plus payer de salaires après le 15 décembre, selon des sources interrogées par l’AFP. Le tribunal de Nanterre devait initialement rendre son verdict le 3 décembre, mais avait décidé de mettre en délibéré sa décision.