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Bellevigne-en-Layon. « Le devoir moral de faire la promotion de l’Anjou à travers ses vins »... |
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Jacques Lecomte, au micro, samedi lors du chapitre. © CO
Ce samedi 18 janvier a été marqué par le Chapitre de la Saint-Vincent de la confrérie des Fins Gousiers d’Anjou. Jacques Lecomte, grand maître, revient sur cet événement.
Comment s’est déroulée cette journée ?
Jacques Lecomte : « Après l’accueil place des Vignerons à Saint-Lambert-du-Lattay et l’office religieux, c’est au vignoble Rousseau que les participants étaient attendus. Les vigneronnes et vignerons du Docte Collège (conseil d’administration de la confrérie) sont mis à l’honneur, soit 15 vignobles, domaines ou châteaux. Puis se déroulait la deuxième visite avec dégustation au Domaine des Grands Vignes à Thouarcé. Le chapitre s’est déroulé à la salle annexe du Layon à Thouarcé, suivi d’un dîner de gala et de la soirée dansante ».
Des personnes ont été élues ou distinguées Fin Gousiers, comment cela fonctionne-t-il ?
« On devient chevalier des Fins Gousiers en étant parrainé par un ou deux membres du Docte Collège. Durant la journée, les postulants suivent les dégustations et doivent, lors d’un petit concours, reconnaître trois des vins dégustés et les commenter. Lors du Chapitre, les postulants affirment leur préférence pour les vins d’Anjou et dégustent du cabernet d’Anjou. Un collier aux couleurs de la confrérie est remis aux nouveaux chevaliers et un diplôme. Ils ont le devoir moral de faire la promotion de l’Anjou à travers ses vins, son patrimoine et de sa culture. À noter cette année l’intronisation de 15 personnes. Les femmes sont de plus en plus présentes dans les vignobles et comme ambassadrices de la dégustation et de l’image noble du vin ».
Comment la confrérie des Fins Gousiers d’Anjou a-t-elle évolué ?
« Créée en 1952, la confrérie s’est appelée « confrérie Cabernet ». Dans les années 90, la confrérie se structure en association, elle est composée d’un conseil d’administration (Docte Collège) et de 250 membres cotisants. Nous mettons en valeur le travail des vigneronnes et des vignerons, les vins d’Anjou, la culture et le patrimoine angevins. Nous considérons que chaque courant de pensée a le droit de s’exprimer sur sa réalité, mais sans empiéter sur la nôtre en imposant des idées et des concepts contraires à notre esprit et notre vision de la vie et de notre rapport avec le vin ».