Accueil Info Info en continu Bellevigne-en-Layon. « Il a fallu batailler pour que j’intègre l’harmonie »

Bellevigne-en-Layon. « Il a fallu batailler pour que j’intègre l’harmonie »

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photo  brigitte cochard joue du saxophone depuis 1967.  ©  co 1

Brigitte Cochard joue du saxophone depuis 1967. © CO

ENTRETIEN

Première femme à intégrer l’Écho musical, Brigitte Cochard n’a jamais renoncé à la musique, le tout en étant sur tous les fronts : bénévolat, école, sport, travail, enfants et famille. Quand elle a voulu intégrer l’harmonie, elle s’est heurtée à un univers masculin qui ne voulait pas d’elle. Rencontre avec une passionnée, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Vous venez de recevoir une médaille pour cinquante- huit ans de musique à l’harmonie. Comment avez-vous commencé ?

Brigitte Cochard : « J’ai commencé le solfège à huit ans avec une bénévole, Chantal Lemonnier. Il y a eu un saxo à vendre, c’est ainsi que j’ai joué de cet instrument à partir de 1967 avec le père d’un saxophoniste. Mon père, Noël Banchereau, jouait du bugle dans la fanfare. Étant enfant, j’avais l’habitude d’aller écouter les morceaux lors de la Sainte-Cécile ou quand ils participaient aux manifestations communales. À l’époque, la musique se jouait beaucoup dans certaines familles. »

Votre entrée à l’harmonie n’a pas été simple. Pouvez-vous l’expliquer ?

« Mon père voulait que je rentre à l’harmonie, mais c’était un univers masculin. Les vieux grincheux refusaient, et à cette époque, l’âge donnait raison. Dans la mentalité de l’époque, ils ne voulaient pas, ce n’était pas d’être jeune, mais surtout le fait que je sois une fille. À force d’insister, je suis entrée. Mais il a fallu batailler pour que j’intègre l’harmonie. Cela s’est fait sans doute parce que mon père est devenu trésorier de l’association. Et cela commençait à changer. »

Comment avez-vous vécu cette réticence ?

« Ils m’ignoraient. J’étais timide et réservée. Pour aller avec le costume, j’aurais aimé une casquette, comme les hommes adultes. Mais on m’a obligée à porter le calot. Ensuite le costume a évolué, il n’avait plus de casquette. Puis, un nouveau chef est arrivé, Paul Houdayer, plus jeune, amical. Deux ans après, il y a eu trois jeunes, deux filles et un garçon. Et, petit à petit les filles sont arrivées, comme dans beaucoup de domaines. Et vers 1970, la fanfare est devenue harmonie, l’Écho musical. »

Vous êtes toujours restée à Faye-d’Anjou ?

« Je suis partie à Saint-Laurent-de-la-Plaine, mais je n’ai jamais arrêté. Un peu avec l’arrivée des enfants, mais j’ai concilié mon travail, les cinq enfants, le bénévolat et la musique. Aujourd’hui, il n’y a pas de problème de génération. J’ai l’impression de jouer avec mes enfants ou mes petits-enfants. »

 
Courrier de l'Ouest  

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