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Bellevigne-en-Layon. « Casser la frontière de la galerie »... |
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Valériane Troisveaux fait découvrir une Å“uvre à une enfant lors d’une visite de la galerie. © CO
Entretien
Après le parcours libre pour enfants ou les visites ponctuelles d’école, le Village d’artistes innove en proposant des ateliers scolaires avec la médiatrice Valérie Troisveaux.
Comment avez-vous eu l’idée des ateliers pour les scolaires ?
Valériane Troisveaux : « Il y avait déjà une médiation avec les écoles. Des classes viennent de manière ponctuelle. Nous avons souvent l’école de Rablay. La galerie est un terrain de jeu propice, alors nous avons créé en plus un parcours libre à destination des enfants en visite avec leurs parents. Mais, cela me chatouillait depuis longtemps d’aller plus loin, de faire autre chose. C’est l’objet de ces ateliers, sous différentes formes, à destination des scolaires. »
Quelle a été votre motivation ?
« Lors des visites d’enfants, je donnais quelques notions d’histoire de l’art, grâce à des outils et de manière ludique. Mais ici, c’est aussi un lieu de découverte. L’art est un bien commun, tout le monde peut se l’approprier. Beaucoup de gens n’osent pas pousser la porte d’une galerie, se disant que ce n’est pas pour eux, qu’ils n’y connaissent rien. L’idée est de casser la frontière de la galerie, ce côté élitiste. En permettant aux plus jeunes de venir le découvrir par eux-mêmes. »
Que proposez-vous ?
« Mon programme est une proposition sur trois niveaux, des PS aux CM, plus ou moins long et consistant, en résonance avec le programme scolaire. Ce peut être un atelier sur la couleur, le cercle chromatique et sa perception, ou le portrait et la différence. Un atelier spécifique peut être organisé en lien avec l’exposition en cours. L’essentiel est d’écouter les élèves, la façon de percevoir la culture de chacun, avec sa propre interprétation. Je suis là pour aider à la formulation de questionnements. »
Quels sont ces ateliers hors les murs ?
« Une artiste qualifiée en animation, Séverine Lièvre, se déplace dans les écoles pour des découvertes : modelage, fixé sous verre ou cyanotype. Nous faisons aussi appel à deux artistes locaux. Thomas Carabistouille, pour un atelier spectacle sur la différence et bâtir une œuvre éphémère. Le danseur Mathias Dou aide à la création de tableaux vivants à partir d’une œuvre. Une manière de lier arts plastiques et arts vivants. »