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Beaupréau-en-Mauges. Une restauration en bonne voie... |
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Emmanuel Guinhut, au centre, actuel propriétaire, avec les architectes et les entreprises devant le manoir en rénovation lors de la réunion de chantier, vendredi 26 juillet. © CO
Cela fait désormais plus de quatre mois que les travaux de restauration ont débuté au manoir de la Chaperonnière. Un chantier de titan.
Commencés en avril dernier pour une durée de sept mois, les travaux de restauration du manoir de la Chaperonnière, situé entre Jallais et Beaupréau, avancent à grand pas.
Emmanuel Guinhut, actuel propriétaire de la majeure partie de cet édifice qui aurait été bâti au XIVe siècle par Jean II du Plessis et Guyonne de La Rochefoucault, en a décidé la rénovation conformément aux normes propres aux monuments historiques. Ces travaux sont subventionnés par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), la Région et le Département.
La charpente est reprise par les ateliers Perrault de Saint-Laurent-de-la-Plaine, spécialiste en restauration de monuments historiques et devenue une des références française les plus respectées en restauration du patrimoine bâti.
Les ateliers Perrault mobilisés
 Les travaux de charpente sont entre de bonnes mains, puisque la charpente à chevron formant le manoir est réalisée par Benoit de Belleroche des ateliers Perrault, directeur de projet pour la rénovation de Notre-Dame de Paris »,
précisent Emmanuel Guinhut, maître d’ouvrage et sa sœur Nathalie Moreau d’Allo design, qui a effectué un important travail de recherches historiques.
Les anciens coyaux chantournés (petites pièces de charpente de bois placées sur un chevron qui servent à adoucir la pente d’un versant de toiture), ont été remplacés en les refaisant à l’identique.
Les rondelis en pierre (bourrelets de pierre dépassant de la toiture au sommet des murs pignons), vont être changés des deux côtés du pignon Est, le plus abîmé par les affres du temps, par Olivier Dupé, tailleur de pierre à Coron. La SARL Alain Coutant de Mauléon effectue les travaux de couverture en ardoises. La maîtrise d’œuvre est assurée par Pierre Bazin et Patricia Jaunet, architectes du patrimoine à Bournezeau et Aizenay, qui accompagnent le propriétaire depuis 2019 avec un diagnostic complet du clos et couvert. Le suivi est réalisé par Anne-Françoise Hector, architecte des bâtiments de France.
Vendredi 26 juillet, une réunion de chantier était organisée, entre tous les corps de métier. Après un premier travail de démolition de l’extension qui datait du XIXe siècle, la réfection de la toiture a donc débuté, y compris la rénovation des faîtages en crête et embarrure.
S’il n’a pas encore décidé du devenir de ce bâtiment après restauration, Emmanuel Guinhut réalise ce projet qui lui tenait à cœur de restaurer un souvenir marquant de l’histoire de sa famille.
En effet, il est le descendant du frère de Pierre Guinhut, qui avait caché Jacques-Joseph Cathelineau avant que celui-ci ne soit exécuté sommairement par les gendarmes de Louis-Philippe, le 27 mai 1832 au cours du soulèvement royaliste en faveur de la duchesse de Berry.