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Basket-ball : Éric John : « Montrer que je n'étais pas fini »... |
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Samedi, Brissac n'a encaissé que 43 points, et le doit en partie à Eric John, ici en défense sur le joueur d'Avrillé, Thomas Chesneau. Photo © Yvan Moulieras
N3 masculine (3e journée). Samedi, l'ancien pro a été le grand artisan de la victoire de Brissac-Quincé sur Saint-Laurent. Et ce à 41 ans. Entretien.
Après deux années en Départementale à La Tessoualle, on pensait que vous alliez arrêter. Pourquoi ce retour en Nationale, à Brissac ?
Effectivement, je comptais arrêter. J'ai eu pas mal de sollicitations, et j'avaisrépondu négativement à toutes. Même à celle de Brissac, à deux reprises, une semaine avant la fin des mutations. J'ai eu ensuite une discussion avec Jean-Marc Sétier (ndlr : ancien équipier à Angers BC 49, aujourd'hui joueur de La Séguinière). Il m'a un peu expliqué les ambitions de Brissac. Il m'a dit aussi que je ne pouvais pas m'arrêter comme ça, après deux saisons où je n'avais pas été satisfait. Il pensait que le mieux pour moi était de finir en Nationale et ensuite raccrocher. Je voulais également montrer que je n'étais pas fini. Pour l'instant, je ne suis pas encore satisfait. Après deux années en Départementale, il faut quelques matches pour retrouver le niveau N2 que j'avais lorsque j'ai quitté La Séguinière.
Samedi, vous avez très bien défendu sur Richard Hollis, auteur de 4 points. Vous êtes-vous servi de votre expérience commune à La Séguinière, en 2005-2006 ?
Je le connais bien. Le seul moyen de l'empêcher de jouer, c'est de le priver du ballon. Les deux fois où il a été libre, il a pris deux tirs extérieurs. Il a mis les deux. À cet instant, je n'étais pas sur le terrain. Ça ne veut pas dire qu'un Richard en pleine forme, je vais pouvoir le stopper tout le temps.
Vous avez également terminé meilleur scoreur du match, avec 15 points. Quel est votre secret ?
Quand j'ai repris avec Brissac, j'avais six kilos de trop. Ça a été dur de les perdre. J'ai vraiment pris sur moi pour revenir à un niveau plus ou moins correct. Là, j'ai presque atteint mon poids de forme. Après, c'est aussi l'envie et la motivation, que j'ai toujours gardées. C'est ce qui me fait avancer.
Pas de jus de carotte comme Stéphane Ostrowski ?
Non, non, pas de jus de carotte. Mais beaucoup de boissons énergétiques et des pâtes de fruit, ce genre de choses.
Combien d'années pensez-vous encore jouer ?
(Il rit) Je ne pense pas que j'arriverai à atteindre le stade de notre Ron (Anderson) national. Je ne pense pas que je dépasserai les 45 ans. Je suis parti avec Brissac pour deux ans. Après, on verra, selon la saison. Mais à un moment donné, il faudra dire stop.