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Avec « Aux origines du Petit Prince », elle souhaite mettre en avant Consuelo de Saint-Exupéry... |
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Les comédiens Pierre Berthé et Alice May, en répétition pour la première de « Aux origines du Petit Prince ». © CO
La comédienne Alice May propose, vendredi 6 juin à Cheffes (Maine-et-Loire), l’avant-première d’une lecture théâtralisée dans les coulisses d’un monument littéraire, « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry. L’occasion, aussi, de rappeler le rôle de son épouse, Consuelo.
C’est à la lecture des lettres intimes entre Antoine de Saint-Exupéry et son épouse Consuelo que la comédienne Alice May a eu le déclic : C’est en découvrant leur correspondance que tout a changé pour moi. On les lit comme un dialogue entre la fleur et son jardinier, avec une poésie troublante.
Pour Alice May, impossible désormais de lire « Le Petit Prince » sans entendre en filigrane la voix de Consuelo. Elle a été mise à l’écart par l’histoire officielle, alors qu’elle a profondément influencé l’œuvre.
. Une lecture théâtralisée – une façon de réparer un oubli
, poursuit Alice May – sera donnée en avant-première à la bibliothèque de Cheffes, ce vendredi 6 juin à 20 h. Une manière unique de redécouvrir un classique, à travers la voix d’une femme longtemps restée dans l’ombre. Je voulais un format simple, sincère, qui permette de faire entendre une parole longtemps étouffée.
Un récit « né dans un contexte de chaos intérieur »
Sur scène, Alice incarne Consuelo, Pierre Berthé donne vie à Saint-Exupéry. Ensemble, ils portent cette lecture à deux voix, entre mise en jeu légère et narration fluide. Ce n’est pas un spectacle, mais ce n’est pas non plus une simple lecture. C’est une traversée sensible, avec les mots de ceux qui ont vraiment vécu cette histoire.
Le fil conducteur ? La genèse du « Petit Prince », depuis ce dîner à New York où son éditeur lui glisse l’idée d’un conte pour enfants, jusqu’à son départ pour la guerre. Saint-Exupéry est alors en exil, profondément déprimé. Ce récit est né dans un contexte de chaos intérieur, mais il rayonne de tendresse.
Le texte mêle extraits de lettres, passages des « Mémoires de la Rose » et analyses littéraires. On s’appuie aussi sur le travail d’Alain Vircondelet, qui a permis de réhabiliter la place de Consuelo dans cette histoire.
Vendredi 6 juin, à 20 h à la bibliothèque de Cheffes.
Gratuit sur réservation : reservationculturelle@ccals.fr