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Aux Ponts-de-Cé. La bâtisse bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale renaît comme gîte... |
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Myriam Pichard, 43 ans, a quitté son emploi en 2022 pour préparer l’ouverture du gîte La demoiselle. Un choix important qui lui permet de renouer avec le contact humain et l’échange. © Ouest-France
Aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), Myriam Pichard accueille depuis mars 2024 les visiteurs dans son gîte tourné vers la Loire. Bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, en partie reconstruite, l’ancienne ferme laissée à l’abandon a été entièrement rénovée pendant près de deux ans.
Aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), après près de deux années de travaux, cette grande bâtisse en schiste typique de la Loire connaît une nouvelle vie. Bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, en partie reconstruite, la maison a fait peau neuve en tant que gîte et accueille, depuis mars 2024, ses premiers visiteurs ravis. Rencontre avec l’hôte, Myriam Pichard, 43 ans.
« Mes circuits de course à pied m’amenaient souvent devant cette maison pleine de charme avec son œil-de-bœuf typique de l’après-guerre. Elle m’intriguait et je rêvais déjà de l’acheter », se rappelle-t-elle. Quand la maison se retrouve en vente en 2022, le couple saute sur l’occasion et Myriam Pichard quitte son emploi de conseillère en retraites complémentaires pour se lancer à temps pour l’ouverture d’un gîte : « L’opportunité de retrouver le contact humain qui avait disparu pendant le Covid 19. »
Complètement à l’abandon, l’ancienne ferme n’est plus aux normes, les toilettes sont encore à l’extérieur, et le jardin un fouillis de ronces infranchissable. « La maison a été entièrement rénovée au goût du jour, tout en gardant son esprit. Nous avons gardé les parquets, l’escalier, les volets en bois, les carreaux de ciment et même comblé certains trous avec du cérame », détaille avec enthousiasme Myriam Pichard.
Les visiteurs peuvent déguster des spécialités angevines
Aujourd’hui, La demoiselle peut accueillir jusqu’à six personnes en gîte ou en chambres d’hôtes. « Ce nom est un double clin d’œil. Tout d’abord aux demoiselles, ces insectes comme des libellules aux ailes repliées, que l’on observe en bord de Loire et dans le jardin. Mais également à mes trois petites filles », sourit l’hôte.
Et pour préserver l’esprit local, les visiteurs peuvent déguster des spécialités angevines sur place comme les boissons de la Piautre ou les bocaux du Bocage.
Et pour se lancer dans cette nouvelle activité, Myriam Pichard a choisi de faire appel à Gîtes de France. « Un gage de qualité pour les visiteurs et une manière de nous rassurer », souligne l’hôte. Un constat que partage Élise Dersoir, de Gîtes de France Anjou : « L’Anjou est un territoire de plus en plus attractif pour les touristes avec de nombreux attraits nature et culturels, surtout en bord de Loire, de Maine et de Sarthe. »
Même si AirBnb reste très présent depuis plusieurs années dans les villes et en périphérie, « de plus en plus de futurs hôtes nous contactent pour bénéficier de notre accompagnement. Contrairement aux plateformes comme AirBnb, nous créons l’annonce, prenons les photos, renseignons les futurs voyageurs. Et surtout, nous privilégions le contact humain : pas de boîte à clés dans nos gîtes mais un hôte présent et disponible pour tout renseignement ». Comme à La demoiselle, la clé, c’est l’humain.