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Au conseil municipal de Mûrs-Érigné, le rapport de la Cour des comptes fait débat... |
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La gendarmerie de Mûrs-Érigné. © Ouest-France
La ville de Mûrs-Érigné (Maine-et-Loire) serait endettée à hauteur de cinq millions d’euros. C’est ce que pointe le contrôle de gestion de la Chambre régionale des comptes.
La Chambre régionale des comptes (CRC) a exercé un contrôle relatif à la gestion de la commune de Mûrs-Érigné (Maine-et-Loire), de 2019 à 2024. Présenté aux élus lors du conseil municipal, mardi soir, ce rapport fait état d’une situation financière préoccupante et pointe les deux principales causes. Le niveau d’endettement, près de cinq millions d’euros début 2025, est nettement supérieur à celui des communes de même strate, et le niveau de réserves foncières est très élevé. « De 3 200 000 € en 2022, à la deuxième place après Angers, il est de 1 872 000 € aujourd’hui », a précisé le maire Jérôme Foyer.
Six recommandations sont formulées par la CRC. La première concerne la transparence de l’action publique et les informations transmises aux élus et administrés. « Depuis 2022, un gros travail a été fait sur cette question, selon l’édile. Et en 2024, les habitants ont été invités à une réunion publique de présentation du budget. »
La deuxième invite la commune à mettre fin à la prime de fin d’année des agents mise en place en 1979 et devenue illégale en 1983. D’un montant de 122 000 € par rapport aux 3 200 000 € de salaires, elle sera de nouveau versée cette année. Et en 2026, une réponse pour la supprimer sera apportée : « Sans désavantager les agents. »
Manque d’information sur la vente de la gendarmerie
La troisième demande plus de recommandations sur les conséquences budgétaires de vente ou de portage foncier. La suivante concernant le budget culturel annexe n’est plus d’actualité et les deux dernières recommandant, l’une, de provisionner les risques, l’autre, de régulariser les amortissements des bâtiments seront suivies en 2026.
Fabien Véteau, conseiller minoritaire, intervient pour évoquer la vente récente de la gendarmerie. Il regrette de ne pas avoir été informé préalablement : « Vous n’écoutez pas les agents, les services, les élus. En fin de compte, vous n’en faites qu’à votre tête. » L’élu assure que cette vente n’a jamais été évoquée dans les commissions d’urbanisme, ce que conteste le maire. Jérôme Foyer mentionne, lui, les conditions de vente d’autres bien notamment celui de l a Fontaine-du-Mont alors qu’il était lui aussi élu d’un groupe minoritaire. Odile Ginestet, élue de l’autre groupe minoritaire, soutient Fabien Véteau : « Si nous avons quitté la salle lorsque la vente était à l’ordre du jour, c’est parce que ça n’avait jamais été évoqué. » Bérenger Binet a le dernier mot : « C’est notre rôle de minorité de pointer ça. »
Prochaine réunion du conseil municipal mardi 1er juillet.