Accueil Info En France et dans le Monde Au Brésil, Jair Bolsonaro accusé d’avoir utilisé un fer à souder contre son bracelet électronique

Au Brésil, Jair Bolsonaro accusé d’avoir utilisé un fer à souder contre son bracelet électronique

...
photo  l’ex-président du brésil jair bolsonaro dans sa résidence à brasilia, le 11 septembre 2025. il a été placé en détention provisoire le 22 novembre 2025.  ©  afp / sergio lima 2

L’ex-président du Brésil Jair Bolsonaro dans sa résidence à Brasilia, le 11 septembre 2025. Il a été placé en détention provisoire le 22 novembre 2025. © AFP / SERGIO LIMA

L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a reconnu, dans une vidéo, avoir utilisé un fer à souder contre le bracelet électronique qu’il portait. En résidence surveillée depuis plusieurs mois, il a été placé samedi en détention provisoire après la révélation de ces faits.

Nous avons bloqué l’affichage de ce contenu pour respecter vos choix en matière de cookies.
En cliquant sur «Consulter», vous acceptez le dépôt de cookies par des services de contenus vidéo et audio

Au Brésil, l’ex-président du pays, Jair Bolsonaro, a été emprisonné samedi 22 novembre. Un placement en détention provisoire après qu’un juge l’a accusé d’avoir tenté de casser son bracelet électronique en vue d’une évasion. Il était, en effet, assigné à résidence et sous surveillance électronique depuis août dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de tentative d’obstruction à son procès. Une vidéo a été rendue publique par la Cour suprême : on entend l’ancien président d’extrême droite raconter, à une interlocutrice, avoir utilisé un fer à souder, tout en ajoutant l’avoir fait par « curiosité ».

Voir la vidéo en portugais du bracelet abimé :

Le juge Alexandre de Moraes, en charge du dossier, explique qu’il s’agit d’une détention provisoire et non de l’exécution de sa peine. Jair Bolsonaro, 70 ans, a en effet été condamné, en septembre, à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État pour empêcher le retour au pouvoir de son rival de gauche, Lula, son tombeur à la présidentielle d’octobre 2022.

« Risque élevé de fuite »

La décision de placement en détention a été consultée par l’Agence France presse : selon le magistrat, l’ancien chef de l’État a tenté samedi de « casser » son bracelet électronique dans l’espoir de fuir à la faveur d’une manifestation prévue en fin de journée par ses partisans près de son domicile dans la capitale. Il évoque un « risque élevé de fuite ».

Une veillée de prière convoquée sur les réseaux sociaux par l’un de ses fils, le sénateur Flavio Bolsonaro, ouvrait une « possibilité de tentative de fuite vers une des ambassades proches de sa résidence », estime le juge Moraes dans sa décision. Il souligne que l’ambassade des États-Unis se trouve non loin de chez lui.

Jair Bolsonaro est un allié du président américain Donald Trump. Ce dernier avait infligé, en représailles à la condamnation de son ami, une surtaxe punitive au Brésil, assortie de sanctions individuelles.

« Profonde perplexité »

L’ex-président Bolsonaro a été conduit dans un complexe de la police où les détenus sont soumis à des examens médicaux avant d’être envoyés en prison, selon une source proche du dossier à l’AFP. Son état de santé est délicat, selon ses proches. Dans un communiqué, la défense de Jair Bolsonaro a exprimé sa « profonde perplexité », et averti que « son emprisonnement pourrait mettre sa vie en danger ».

Une vidéo adressée à l’AFP montre la petite chambre dans laquelle il va être détenu pour le moment : elle est dotée d’un climatiseur, d’une télévision et d’un mini-frigo.

« Si mon père meurt là-dedans, ce sera de ta faute »

Dans un live sur YouTube, Flavio Bolsonaro, son fils, s’en est directement pris au juge Moraes : « Si mon père meurt là-dedans, ce sera de ta faute », a-t-il lancé. Sur le réseau X, le gouverneur de droite de São Paulo, Tarcisio de Freitas, a dénoncé une « atteinte au principe de la dignité humaine ». Non loin du bâtiment de la police, des sympathisants bolsonaristes se sont regroupés. « Tout ça, c’est une persécution politique », s’indigne Alessandro Gonçalves de Almeida, chauffeur de VTC de 53 ans.

photo des supporters de jair bolsonaro devant le qg de la police à brasilia le 22 novembre 2025.  ©  afp / evaristo sa

Des supporters de Jair Bolsonaro devant le QG de la police à Brasilia le 22 novembre 2025. AFP / EVARISTO SA

Des opposants à l’ex-président se sont aussi réunis tout près. Quelques femmes sont ainsi venues avec une bouteille de vin pétillant pour saluer le placement en détention du leader conservateur. « Quelle joie, quel bonheur », exulte Ana Denise Sousa, 47 ans, professeure de philosophie. « Il va payer. »

La Cour suprême a formellement rejeté la semaine dernière l’appel interjeté par l’ancien président de sa condamnation à 27 ans de prison. Mais sa défense a encore la possibilité d’appels supplémentaires jusqu’à lundi. Vendredi, elle avait demandé qu’il reste chez lui pour purger sa peine, arguant de son état de santé « profondément affaibli ». L’ex-président souffre des séquelles d’un coup de couteau reçu à l’abdomen en 2018. Il a été diagnostiqué en septembre d’un cancer de la peau et est saisi fréquemment de violentes crises de hoquets, selon ses proches.

Toutefois, sa demande a été rejetée samedi au vu des révélations sur l’utilisation du fer à souder contre son bracelet.

 
Ouest-France  

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Angers

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Débat. Les réseaux sociaux aggravent-ils l'anxiété des jeunes ? 5
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut