|
Angers. De la Champagne à l’Anjou, le grand viaduc de la nouvelle patronne des gendarmes... |
1
La lieutenante-colonelle Laurence Dalphinet est la nouvelle commandantede la compagnie de gendarmerie d’Angers (Maine-et-Loire). © Ouest-France
La lieutenante-colonelle Laurence Dalphinet est la nouvelle commandante de la compagnie de gendarmerie d’Angers (Maine-et-Loire). Elle a sous ses ordres 180 gendarmes répartis dans différentes communautés de brigades, brigade de recherche, peloton de surveillance et d’interventions, ainsi que du personnel administratif. Rencontre.
Elle a quitté la Champagne pour l’Anjou. Non pas pour une question de cépage, mais pour son adage et surtout sa gendarmerie.
Âgée de 36 ans, la lieutenante-colonelle Laurence Dalphinet est arrivée le 1er août pour prendre la tête de la compagnie de gendarmerie d’Angers (Maine-et-Loire), ses 180 gendarmes et son personnel administratif. Elle succède au lieutenant-colonel Julien Andreau qui a pris la route du ministère de l’Intérieur, à Paris.
« J’avais souhaité être sur la façade ouest »
Laurence Dalphinet a passé un an à l’école de Guerre avant de se voir proposer le poste de commandante de la compagnie de gendarmerie d’Angers.
De 2015 à 2020, la lieutenante-colonelle, originaire de l’Isère, a dirigé l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR) de l’Aube. Mais avant cela, de 2009 à 2015, elle a commandé le peloton autoroute de Bayonne, dans le Pays basque.
C’est donc sur les terres angevines que Laurence Dalphinet va désormais exercer ses fonctions. « Je découvre vraiment le territoire. Sur ma fiche de vœux, j’avais souhaité être sur la façade ouest. Me voilà arrivée à Angers et c’est une découverte complète de la région. »
« Un territoire complexe »
On lui a bien évidemment parlé de la « douceur angevine » mais elle sait que la réalité du terrain est toute autre. « Ma priorité, c’est prendre contact avec la population et les élus du territoire. Nous aurons aussi une vigilance accrue sur les violences intrafamiliales mais aussi les atteintes aux biens ,
indique la lieutenante-colonelle.
Dans les semaines qui viennent, elle prendra le temps de découvrir le territoire. « Qui est je crois très complexe avec à la fois son côté périurbain et sa couronne, mais aussi son aspect rural avec ses vignes et son monde horticole, avec cette coupure humide qu’est la Loire. »
Avec un parcours presque quasi complet en escadron motocycliste, la lieutenante-colonelle, maman d’une petite fille, espère pouvoir profiter des temps de repos pour parcourir la région au guidon de sa moto. « Pour le moment, il va falloir attendre. Je dois la faire venir d’Isère. Mais je sais qu’ici, la route s’y prête et ça donne envie de visiter. »
En attendant, Laurence Dalphinet s’affaire à rendre visite à toutes les communautés de brigade, les brigades territoriales autonomes, la brigade de recherche, mais aussi le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), qui composent la compagnie.
Pour y parvenir, la nouvelle commandante pourra compter sur ses adjoints : les capitaines Bertrand Gentilleau et Jacques Fonteneau.