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Angers Loire métropole soutient le tri à la source des biodéchets dans les écoles... |
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Christelle Cailleux, adjointe déléguée à l’alimentation, à la préservation de la ressource en eau et à la jeunesse à Mûrs-Érigné. © Ouest-France
Lors de la réunion du conseil municipal du mardi 4, Christelle Cailleux, adjointe déléguée à l’alimentation, à la préservation de la ressource en eau et à la jeunesse, a présenté le tri à la source des biodéchets dans les écoles. L’initiative soutenue par Angers Loire métropole, vise à sensibiliser les élèves à la lutte contre le gaspillage alimentaire, tout en offrant un soutien financier aux communes.
Mardi 4 lors de la réunion du conseil municipal, avec fougue, Christelle Cailleux, adjointe déléguée à l’alimentation, à la préservation de la ressource en eau et à la jeunesse a présenté aux élus un projet ayant trait à toutes ses prérogatives : « Il s’agit du tri à la source des biodéchets dans les écoles. Il va bénéficier d’une aide de la part d’Angers Loire métropole (AML). » Elle fait référence à la loi Agec relative à la lutte contre le gaspillage qui impose aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels le tri des biodéchets à la source.
Un soutien financier à hauteur de 100 € par classe
En revanche, considérées comme des producteurs non ménagers, les écoles doivent, elles, organiser la collecte. Afin d’encourager ce projet, ALM propose un soutien financier aux communes à hauteur de 100 € par classe pour chaque école primaire publique s’engageant à mettre en place le tri à la source des déchets : « A Mûrs-Erigné, ce soutien s’élèverait à 1 900 €. Il devrait être de l’ordre de 100 000 € par an pour les 20 000 élèves de 959 classes déjeunant dans les restaurants scolaires d’ALM. » Christelle Cailleux ne voit aucune raison à ce que l’école privée Saint-Pierre ne soit pas prise en compte : « Ça ne m’a pas semblé pertinent que ce soient les agents communaux qui fassent ça. » Fabien Véteau, conseiller d’une liste minoritaire s’assure qu’il n’y a pas d’obligations. Jérôme Foyer lui répond qu’il n’y a pas d’investissements autres que : « La mise à disposition de récipients qu’on a déjà . »
« Les enfants sont contents, c’est bon et ça a du goût »
Les déchets sont récupérés une fois par semaine par Envi. Bien que cette entreprise connaisse des difficultés ALM a décidé de continuer avec elle : « en septembre nous lui avons remis 366 kg et 243 kg en octobre. » L’élue qui veut peaufiner les chiffres a ordonné des pesées de denrées proposées, consommées, servies, non consommées et non servies Elle cite un exemple : « Le 3 novembre sur les 10 kg de betteraves servies en entrées, 4 kg sont restés dans les assiettes. Aujourd’hui, 4 novembre sur les 8 kg de carottes râpées un seul kg est revenu. On voit ce qui ne plaît pas. » Satisfaite de constater qu’à Mûrs-Erigné le gaspillage : « Ce n’est rien, » elle attribue ces résultats aux agents : « Ils font leur travail dans ce sens. » À Delphine Bazanté, élue minoritaire qui demande le niveau d’acceptabilité, l’adjointe répond : « Les enfants sont contents, c’est bon et ça a du goût. On a séparé les aliments, simplifié les menus. Ils s’adaptent même au pain semi-complet. »
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