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Ancien choriste de l’armée française, il a chanté avec Aya Nakamura avant de devenir adjoint au maire dans le Morbihan... |
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Emmanuel Rigault, élu de la liste Theix-Noyalo, une énergie commune, s’investit désormais comme 5e adjoint au maire, délégué à l’urbanisme et aux affaires foncières. © Ouest-France
Chanteur au sein du Chœur de l’armée française pendant 30 ans, Emmanuel Rigault a refermé une parenthèse d’exception. Désormais adjoint délégué à l’urbanisme et aux affaires foncières à Theix-Noyalo (Morbihan), il conjugue responsabilités municipales et projets personnels.
Après une première vie pendant 30 ans dans l’armée, Emmanuel Rigault, élu de la liste Theix-Noyalo, une énergie commune, s’investit désormais comme 5e adjoint au maire de cette commune du Morbihan, délégué à l’urbanisme et aux affaires foncières. Il répond aux questions de Ouest-France.
Vous avez eu une carrière musicale hors du commun. Pouvez-vous nous la raconter ?
Je suis originaire de Caen (Calvados), où j’ai intégré le conservatoire de musique dès l’âge de six ans. J’y ai étudié le chant et aussi la trompette. Je me destinais à l’enseignement musical mais, pendant mon service national en 1995, j’ai découvert le Chœur de l’armée française. Sur concours, j’ai intégré cette formation au sein de la Garde républicaine, subdivision de la gendarmerie nationale dont les missions sont très variées : commémorer, honorer et divertir.
Quels souvenirs marquants gardez-vous de ces trente années dans le Chœur de l’armée française ?
J’ai eu la chance de chanter devant quatre présidents de la République. Mon plus beau souvenir reste la finale de la Coupe du monde, le 12 juillet 1998, quand le Chœur a interprété l’hymne national devant Zinédine Zidane et l’équipe de France. Plus récemment, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques en 2024, avec un remix de « For me Formidable » de Charles Aznavour, interprété avec Aya Nakamura. Les commémorations du débarquement en Normandie, devant des chefs d’État aussi des moments forts. Et puis ce 25 août 2014, sur l’île de Sein, sous une pluie battante, après un trajet mouvementé en mer, pour rendre hommage aux résistants, en présence du président, François Hollande. J’ai quitté l’armée le 1er septembre 2025, à l’âge de 53 ans. La musique reste une passion, mais je l’ai mise en sommeil pour l’instant afin de me consacrer à d’autres projets.
Vous êtes aussi engagé dans la vie publique locale. Pourquoi ?
J’avais envie de m’investir dans ma commune, ce que je ne pouvais pas faire en étant militaire. Se plaindre est facile mais agir c’est mieux. Je suis aujourd’hui 5e adjoint au maire, Christian Sébille, délégué à l’urbanisme et aux affaires foncières. Mon expérience d’expertise immobilière à Paris, exercée en parallèle de mon parcours militaire, m’aidera beaucoup dans cette fonction.
Quels enjeux voyez-vous pour la commune ?
D’abord continuer ce qui a été engagé sous la précédente mandature. Il faut répondre au besoin important de logements tout en menant une consommation raisonnée des espaces, comme la réglementation l’exige. Cela implique de repenser notre façon d’habiter ensemble, tout en soutenant le dynamisme local pour accueillir de nouvelles populations.