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À Parçay-les-Pins, parents d’élèves et élus se mobilisent pour le maintien d’une classe à l’école des Érables... |
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Les élus et les familles ont rappelé que l’école constitue un pilier essentiel de la vie locale et un levier majeur d’attractivité pour les jeunes ménages. © CO
L’école des Érables de Parçay-les-Pins pourrait perdre une classe à la rentrée de septembre 2026. Parents d’élèves et élus se sont mobilisés samedi 28 mars pour tirer la sonnette d’alarme.
À l’approche de décisions déterminantes concernant la carte scolaire, élus et parents d’élèves se sont mobilisés, samedi 28 mars, devant l’école des Érables à Parçay-les-Pins. Leur objectif : alerter sur la fermeture annoncée d’une classe. Nous avons été informés hier par l’inspecteur de l’Éducation nationale qu’à la rentrée de septembre 2026, notre école passera de trois classes à deux en raison d’un nombre d’enfants insuffisants. Je suis très attachée à notre école qui fait vivre notre village au quotidien. Cette évolution est une épreuve pour nous tous »,
se désole Ghislaine Buffard, maire déléguée de Parçay-les-Pins.
L’effectif actuel de l’établissement est de 45 élèves. Il en faut 50 pour sauver la classe. La mobilisation s’inscrit dans la continuité d’un travail engagé de longue date autour du maintien et du développement de l’école, en lien étroit avec la dynamique démographique de la commune. Nous avons investi 766 000 € pour l’école et fait l’effort de réhabiliter des logements. Cela passe par le développement économique que nous effectuons depuis neuf ans au sein de la commune. Il est dommageable que l’Éducation nationale enlève des postes d’enseignants plutôt que de s’attaquer aux emplois administratifs par exemple pour réaliser des économies. Cela va compliquer énormément le travail des enseignants. Il faut se battre pour maintenir les trois classes car nous avons obtenu sept naissances en 2024 et huit en 2025, avec donc des perspectives plutôt meilleures. L’engagement de Territoire éducatif rural (TER) n’aurait donc pas suffi »,
déplore à son tour Adrien Denis, maire de Noyant-Villages.
Une charge de travail qui augmente
La commune a engagé une démarche proactive, notamment à travers un projet d’accueil des enfants dès le plus jeune âge, tout au long de l’année, afin d’anticiper les évolutions démographiques et de consolider durablement les effectifs scolaires. Sur un territoire comme le nôtre, il serait dramatique de tomber à deux classes, avec quatre niveaux et une organisation fortement contrainte. Nous avons la chance de disposer de la résidence autonomie des Cèdres qui permet des ateliers intergénérationnels, ainsi que la forêt, pour organiser des classes nature. Notre territoire est également propice à une éducation tournée vers les questions environnementales »,
souligne Justine Boyer, vice-trésorière de l’Association des parents d’élèves (APE). Si nous perdons une maîtresse, la charge de travail augmentera pour les autres enseignantes, avec un suivi des enfants nécessairement moins individualisé »,
expriment Kévin, parent d’une élève, et Julie, parent déléguée et impliquée dans l’aide aux devoirs. Ils tiennent par ailleurs à saluer le travail remarquable des trois enseignantes
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Enfin, Nathalie Boutruche et Laurent Bourdeau, adjoints au maire, insistent sur la cohérence de la politique de développement menée par Noyant-Villages en faveur de l’attractivité du territoire pour les jeunes ménages : A Parçay-les-Pins, nous disposons de logements que nous réservons prioritairement aux familles avec enfants. Un projet de Maison d’assistant maternel (MAM) est également en réflexion, ainsi que le développement d’ateliers numériques (imprimante 3D, carte électronique programmable) à destination des jeunes.