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À Cholet, la Confédération paysanne ravitaille les salariés de Michelin en grève... |
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Élodie Brémaud et Simon Jeanneau sont deux exploitants agricoles de Maine-et-Loire syndiqués à la Confédération paysanne départementale. © Ouest-France
Ce jeudi 14 novembre 2024, comme depuis le début de leur mobilisation, les salariés en grève de l’usine Michelin de Cholet (Maine-et-Loire) ont été ravitaillés en produits alimentaires par la Confédération paysanne.
Depuis le début de la mobilisation — le 5 novembre 2024 — des salariés de l’usine Michelin de Cholet vouée à la fermeture totale d’ici à 2026, un ravitaillement alimentaire est assuré par des agriculteurs de la Confédération paysanne. Ce jeudi 14 novembre, à la mi-journée, ce sont Élodie Brémaud, arboricultrice diversifiée de Champtocé-sur-Loire, et Simon Jeanneau, paysan boulanger et céréalier de Saint-Georges-sur-Layon (Doué-en-Anjou), qui assurent la livraison.
Une convergence des luttes
Pommes, fromage, tomates, poireaux, terrines, pain, pois chiches, vin…, l’éventail est large. « C’est notre rôle de ravitailler les luttes, souligne Élodie Brémaud. Historiquement, ça a toujours été le cas. On a des adversaires communs, le libre-échange qui délocalise, ce qui nous concerne aussi. Ces six dernières années, 1 400 exploitations ont disparu dans le Maine-et-Loire. Donc 1 000 emplois qui disparaissent chez Michelin, on comprend ce que ça veut dire. C’est tout un monde agricole et industriel qui disparaît. »