|
À Angers, les enseignants du collège Félix-Landreau en grève contre le manque de moyens... |
1
Les équipes du collège Félix-Landreau à Angers (Maine-et-Loire) seront en grève, ce mardi 2 avril 2024. © Ouest-France
Mardi 2 avril 2024, la grande majorité des enseignants du collège Félix-Landreau à Angers (Maine-et-Loire) devraient être en grève. Ils demandent plus de moyens, et notamment un poste de conseiller principal d’éducation vacant depuis plus de deux ans.
Trop, c’est trop ! Mardi 2 avril, l’équipe éducative du collège Félix-Landreau à Angers (Maine-et-Loire), devrait être en grève, et suivre l’appel à la mobilisation lancé partout en France. 90 % des professeurs présents devraient rejoindre le mouvement, selon les syndicats, ainsi que l’intégralité des surveillants.
Ils protestent contre le manque de moyens dont ils disposent au quotidien. Ces derniers mois, trois professeurs auraient été arrêtés pour surmenage. Et le collège doit fonctionner sans conseiller principal d’éducation (CPE). Cela fait des années que nous demandons à avoir un CPE à part entière. Avant, on nous répondait que si cela se faisait, ce serait au détriment du poste de principal adjoint. Mais depuis deux ans, c’est silence radio
, explique Cyril Marfisi, professeur de physique chimie dans l’établissement et élu CGT.
Des classes surchargées
Les professeurs sont d’autant plus inquiets que la réforme du collège, qui introduit des groupes de niveaux dès la sixième, risque d’aggraver des conditions d’apprentissage déjà précaires. On n’aura plus assez de moyens pour accueillir convenablement les élèves,
s’alarme le représentant. Les classes vont être encore plus surchargées.
L’établissement de 300 enfants accueille pourtant des classes Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) et Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté). Soit une catégorie d’élèves qui nécessite, au contraire, des moyens humains plus importants pour évoluer correctement.
Bien décidés à avoir gain de cause, les syndicats réfléchissent d’ores et déjà la suite du mouvement, avec, par exemple des opérations collège désert, où il sera demandé aux professeurs comme aux élèves de ne pas venir en cours.