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À Angers, les cancans du roi René, nos échos et indiscrétions de la semaine... |
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Les vétérinaires ruraux se font rares en Anjou, comme nous l’expliquions mercredi dernier. Toujours à l’affût, notre dessinateur Boz a imaginé la perception du désert médical par nos amies les bêtes. Éclairant, non ? © Benoît Vieillard
Chaque samedi, retrouvez notre rubrique d’indiscrétions piochées tout au long de la semaine sur les réseaux sociaux ou lors de conférences de presse et reportages…
Qu’ils se lâchent sur les réseaux sociaux, se prennent les pieds dans le tapis dans un discours ou glissent en aparté une discrète confidence, les acteurs de la vie angevine ne manquent pas de répondant. Chaque samedi, le roi René, à Angers (Maine-et-Loire) s’amuse de l’actualité de la semaine.
Temps mieux
Attention, ça va ressortir les boules à facettes et les chemises ouvertes jusqu’au nombril ; ça va revivre l’ambiance des kermesses et fêtes d’antan, où les doigts sentent la frite ou la barbe à papa ou les deux, c’est plus savoureux… Bref, pour la prochaine édition des Accroche-cœurs, on va replonger dans un passé douillet où tout était plus flashy, plus cool. Plus sympa, quoi. Pff, même dans la culture, il y en a toujours pour vous dire que c’était mieux avant. Ah, on nous dit dans l’oreillette que sur ce coup, c’est vrai.
C’est pour qui ?
Dans un coquet appartement du centre-ville, le roi René a rencontré Andrée Dupont, jeune centenaire. Et même à 100 ans, madame n’est pas décidée à se laisser marcher sur les pieds. Mais alors pas du tout. « Si j’ai envie de vous dire que vous m’emmerdez, je le dis », lâche-t-elle, en guise de réponse au sujet de ses traits de caractère. Le tout les yeux dans les yeux, la voix convaincue. Rien de personnel, on espère… Hein ?
Chenille
Vidée de ses livres, la bibliothèque Toussaint a changé d’âme lors de la fête de la Musique, samedi dernier. Le concert d’electro d’Arno Gonzalez a emporté les foules… jusqu’à réaliser une belle et grande chenille, qui s’est mordu la queue. Nous qui pensions avoir tout vu…
Esquive
L’ambassadrice américaine des Austin Days est arrivée en France en octobre 2024. Un mois avant l’élection de Donald Trump. Si son pays lui manque, Mishell Magnus Ducloux préférerait quand même « rester trois ans de plus » après la fin du festival. Le temps que le mandat du président américain se termine… On peut comprendre.
Corniaud
Opération communication, jeudi. La Ville détruisait des motos saisies lors de rodéos urbains. Sagement réunis, les élus ont regardé les véhicules être réduits en morceaux. Et Jeanne Berhe-Robinson, l’adjointe à la sécurité, de commenter façon Bourvil : « Ça va marcher beaucoup moins bien… » Ah ben oui, forcément. Et ils vont devenir quoi les pilotes des motos ? Piétons, ça tombe sous le sens.
La flèche
Un Angevin, semble-t-il, pas convaincu par l’équipement d’une arme à feu pour les policiers municipaux, a suggéré une autre idée, dans une lettre adressée au maire : « Des fléchettes endormantes ». Mimi-Siku n’aurait pas trouvé mieux. Mais non, à Angers, les balles seront bien mortelles dans les pétards. Qu’on se le tienne pour dit !
Aïe !
Après un point presse, ce vendredi, où la mairie a expliqué à quel point les policiers municipaux ne seront définitivement pas des cow-boys avec leurs armes à feu, le directeur de cabinet du maire a prouvé qu’il était formé pour éviter les accidents. Avant le passage de Christophe Béchu, il a repositionné la béquille de l’adjoint Julien Guillant, rapporteur du budget, qui barrait le chemin de l’édile. Un directeur de cabinet aux petits soins, ça rassure.
Tempo dérive
Avant, c’était à la Bourse du travail ; finalement, le vote pour la primaire de la gauche aux élections municipales de 2026 a été délocalisé rue Bressigny. Pour le résultat, les organisateurs et les organisatrices tablaient sur 20 h, ce samedi. Finalement, ce sera 19 h. Et après, c’est comment ? On skie en juillet ou bien ?
Illisible
L’auteur et metteur en scène Joël Pommerat est aussi exigeant que son théâtre est accessible et brillant. Venu présenter La réconciliation des deux Corées au grand théâtre d’Angers, dans le cadre du festival d’Anjou, il a exigé le noir complet dans la salle. Du coup, les notes prises par le roi René se chevauchaient sur son carnet, quand elles n’étaient pas totalement illisibles. À côté, une prescription de médecin est aussi facile à lire qu’une enseigne publicitaire !