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À Angers, les cancans du roi René, nos échos et indiscrétions de la semaine... |
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Depuis le 1er juillet, Angers, comme les autres villes de France, interdit le tabac dans certains espaces publics. Boz, notre dessinateur, n’a pas pu s’empêcher d’imaginer un bureau de tabac dans ces zones. Il est taquin… © Benoît Vieillard
Chaque samedi, retrouvez notre rubrique d’indiscrétions piochées tout au long de la semaine sur les réseaux sociaux ou lors de conférences de presse et reportages…
Qu’ils se lâchent sur les réseaux sociaux, se prennent les pieds dans le tapis dans un discours ou glissent en aparté une discrète confidence, les acteurs de la vie angevine ne manquent pas de répondant. Chaque samedi, le roi René, à Angers (Maine-et-Loire) s’amuse de l’actualité de la semaine.
Muet
Candidat à la primaire de la gauche pour les municipales, Noam Leandri qui se voyait bien calife à la place du calife en 2026, ne sera donc pas la tête de liste de Demain Angers. Au cas où vous auriez dormi dans une grotte (fraîche, on l’espère), c’est Romain Laveau qui a finalement remporté les suffrages, samedi dernier.
Si les autres candidats ont exprimé leur satisfaction de voir ce dernier plébiscité, Noam Leandri, lui, n’a pipé mot. « Je ne m’exprimerai pas ce soir, honneur au vainqueur. » Beau joueur ? L’art subtil du langage corporel semblait montrer le contraire…
Bref
Où l’on apprit, jeudi, que le Parti radical de gauche de Maine-et-Loire adressait « ses vives et chaleureuses félicitations républicaines » à Romain Laveau, pour vous-savez-quoi, samedi dernier. Voilà. Le message est passé…
Bien fait !
Fâché, Olivier Fargetton. Non content d’être un fervent contempteur de l’action municipale à Angers, le président du Groupement d’entente du commerce de Maine-et-Loire (GEC 49) s’en prend cette fois… à Fontevraud-l’Abbaye.
La commune ne sera pas le « Village préféré des Français » et pour lui, c’est quand même bien mérité… « Essayez donc de vous faire servir un simple café en juillet à 10 h du matin en attendant l’ouverture du musée !, expose-t-il dans un courriel vengeur. Et essayez donc d’avoir l’outrecuidance de vouloir déjeuner dans n’importe quel restaurant de toute la ville après avoir visité le musée et l’abbaye. Nada ! » Peau de balle, quoi. Arf, c’est quand même dommage d’échouer si près du but…
Saugrenu
Pour une série d’été consacrée au patrimoine de l’Anjou, le roi René visitait, mardi, l’amphithéâtre gallo-romain de Gennes. Le voilà à déambuler au milieu des vestiges encore présents. L’arène, les coulisses, les tribunes… Puis, devant le bâtiment qui servait jadis d’entrée aux fans de combats de gladiateurs. « Mais pas de boutiques souvenirs. Je le précise parce qu’on me l’a déjà demandé », rapporte, hilare, l’archéologue Gilbert Boisbouvier.
Et pourquoi pas ? Après tout, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise situation… C’est d’abord des rencontres.
Rare
Youpi, la municipalité d’Angers a reconduit le Contrat local d’éducation artistique (Clea) jusqu’en 2028. De quoi qu’on parle ? D’un dispositif permettant aux jeunes du territoire de « participer à un parcours d’éducation artistique et culturelle ». On répète : « Éducation artistique et culturelle. » Par les temps qui courent, on se demandait si ça existait encore…
Royal
« J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle », a prévenu Hervé Yannou, l’administrateur du château d’Angers lors de l’inauguration de la nouvelle expo replongeant le monument national à l’époque du roi René. « La mauvaise est que le roi revient au château et que, dans le cadre de ce changement de régime, je dois rendre des comptes sur les 155 ans de gestion républicaine du domaine, voire rendre mon tablier, sauf à être adoubé ».
Murmures dans la salle… « La bonne est donc que le roi revient au château, mais par la volonté du souverain, du peuple, de ses sujets réunis car l’exposition « Le retour du roi » est une belle histoire de ce que la France sait faire quand elle s’unit ». Ouf !