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À Angers, des espaces verts du quartier de la Doutre en danger ?... |
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Les résidents de la Doutre, square de l’Estoile. L’espace vert derrière le groupe est noté aire constructible. © Ouest-France
Un groupe d’habitants du quartier de la Doutre, à Angers (Maine-et-Loire) s’inquiète pour l’intégrité des espaces verts, après avoir consulté le plan de sauvegarde et mise en valeur (PSMV) du patrimoine angevin. Il a déposé ses contributions à l’enquête d’utilité publique.
« Angers Loire métropole met en place le plan de sauvegarde et mise en valeur [PSMV] du patrimoine angevin. On a ainsi l’occasion d’améliorer l’existant, de préserver des espaces verts. Or, quelques points nous inquiètent pour l’avenir des espaces verts de la Doutre. » Vendredi 29 décembre, des habitants du quartier de la Doutre, à Angers (Maine-et-Loire) ont tenu à partager leurs inquiétudes en déposant leurs contributions à l’enquête publique de la ville d’Angers, qui court jusqu’au mercredi 10 janvier.
Jusqu’à cette date, chacun peut venir donner son avis. Ce sont des parents d’élèves, des habitants qui, ayant consulté ce futur PSMV, ont commencé à donner l’alerte.
« Deux points concernent des espaces verts. Le square de la Petite-Fontaine et celui de l’Estoile présentent chacun une partie qui est notée constructible, de façon très précise. Même si actuellement, il n’y a peut-être pas de projet de construction, qui nous dit que dans cinq ans ou dix ans, on ne sacrifiera pas, en toute légalité, une partie de cet espace vert, délimitée constructible sur le PSMV ? » interroge un quadragénaire, Maxime Boisson, résident de la Doutre.
« Ce serait paradoxal de ne pas sanctuariser ce square »
Jean-Michel Conte, représentant de l’association Renaissance de la Doutre, souligne : « On est la première ville de France pour ses espaces verts. Pour une mairie qui annonce planter des arbres, ce serait paradoxal de ne pas sanctuariser ce square, non pas juste une partie mais intégralement ! »
Les résidents s’interrogent aussi sur l’impact du PSMV sur les écoles du quartier. « Regardez sur le plan, cette ligne en pointillés rouges : elle indique une possibilité de création d’un cheminement. Soit, en gros, trois mètres de largeur qui rogneront l’espace des enfants de l’école maternelle Descartes et pourraient supprimer deux arbres. »
De même, une ligne traverse la cour de l’école Grégoire-Bordillon. « On aurait la cantine d’un côté et les classes de l’autre, avec un sentier au milieu de la cour. On se demande si le bureau d’études qui a conçu ça a pris connaissance des réalités du terrain et de l’usage. On ne comprend pas trop leur logique. D’où nos nombreuses questions », proteste Roseline Fleur, une autre résidente. Elle s’étonne : « On est un quartier historique. Les Bâtiments de France sont très vigilants quant aux moindres travaux de restauration. La Ville désartificialise les places. On ne comprend pas les raisons de rendre constructible plutôt que de sanctuariser les espaces verts existants ! »