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Les grands travaux du tramway ont débuté... |
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Implanté dans la partie Nord de la ligne, près de la station « Parc du Végétal-Terra botanica », le centre de maintenance sera visible depuis la future autoroute.
Le chantier du centre de maintenance du futur tram a été inauguré, hier à Avrillé. Les 17 rames y seront bichonnées et le réseau de transports en commun contrôlé.
Chantier du tram : acte I, scène 1. « Nous avons franchi un pas irréversible. » Le ton du président de l'agglo se veut solennel. Le chantier du centre de maintenance du futur tramway n'est pourtant pas très impressionnant pour le moment. Entamé juste avant l'été pluvieux, il en est encore au stade des terrassements. Toutefois, il incarne le début des grands travaux du tramway.
Tout près de la future autoroute à Avrillé d'où il sera visible, le site va accueillir les 17 rames, dès qu'elles ne seront pas utilisées. « C'est un lieu au coeur du fonctionnement du tramway, note Jacques Landreau, directeur de la mission tramway à l'agglo. Les rames y seront garées et entretenues. Chaque soir, elles seront lavées, contrôlées et feront le plein de sable, à verser sur les rails pour renforcer l'adhérence. » Quarante bus articulés rejoindront également le site tous les soirs. Le dépôt de Saint-Barthélemy-d'Anjou, qui abrite ces derniers actuellement, continuera à fonctionner. Simplement, certains véhicules n'auront plus à retraverser la ville à la fin de leur dernier service. Le centre de maintenance servira également de tour de contrôle. Ce poste de commande permettra de réguler et de superviser le trafic du réseau de transports en commun. Au total, 120 personnes travailleront sur le site, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il sera aussi facilement extensible pour accueillir les rames de la future deuxième ligne.« C'est un bâtiment industriel, mais aussi une réalisation phare qui marque l'une des entrées dans l'agglo », estime Frédéric Rolland, l'architecte du centre. Actuellement, les travaux se situent au bout d'une piste de l'ancien aérodrome. Les bâtiments sortiront de terre début 2008. Des bâtiments conçus pour respecter la démarche Haute qualité environnementale (HQE) et qui visent à produire au moins autant d'électricité qu'ils n'en consommeront. Coût : 22 millions d'euros.Marie TOUMIT.