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La France a désormais 22 tramways, dont un à Brest7 |
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La France a désormais 22 tramways, dont un à Brest
Le dernier né a été mis en service dans la ville bretonne, samedi. Réintroduit à Nantes en 1985, le tram a donné l'impulsion pour d'autres projets, comme le busway ou le tram-train.
Brest est devenue, ce week-end, la 22eagglomération à mettre en service son tramway. Elle pense déjà à une seconde ligne et, pourquoi pas, à un tram périurbain.
Nantes fait à ce titre figure d'exemple. Le tram y a été réintroduit en 1985. Aujourd'hui, en plus de ses trois lignes de tram, elle compte notamment un busway (proche de la qualité de service du tramway), le tram-train Nantes-Clisson (capable de circuler sur des voies de tramway et sur le réseau ferroviaire) et le futur tram-train Nantes-Châteaubriant.
Décongestion du centre-ville, lutte contre le changement climatique, désenclavement de certains quartiers, attractivité économique, esthétisme de la ville... Les arguments en faveur de ces tramways, bus ou métros font craquer de plus en plus de villes. Les usagers semblent eux aussi séduits par ces transports plus rapides, aux horaires plus étendus et aux passages plus fréquents. Même si le tramway sur pneus de Caen sera bientôt remplacé par un tramway sur fer en raison des pannes à répétition.
De son côté, Jean-Bernard Lugadet, de la Fédération nationale des usagers du transport (Fnaut) de Loire-Atlantique, souhaiterait une meilleure mise enréseau des lignes de tramway à Nantes. Et remettre la voiture à « sa juste place » dans l'agglomération, en favorisant davantage le ferroviaire.
Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), une association d'élus, insiste sur le fait que les retombées économiques sont loin d'être négligeables. Roland Ries, son président, indiquait en mars, dans la revue Transport public, que les premières subventions accordées par l'État en 2009, d'un montant de 800 millions d'euros, avaient permis de réinjecter 6 milliards dans l'économie.
En construction et en projet. Dans cinq villes françaises (Besançon, Dijon, Aubagne, Le Havre, Tours), les travaux, plus ou moins avancés, sont en cours. Le Havre devrait inaugurer sa ligne le 12 décembre 2012 ; à Tours, c'est prévu pour la rentrée 2013.
On dénombre une douzaine de projets, dont Nîmes, Lens, Amiens, Fort-de-France. Auxquels il faut ajouter les nouvelles lignes dans des agglomérations déjà pourvues.
Les subventions de l'État attendues
L'engouement pour le tramway, le métro et l'ensemble des « transports en commun en site propre » (TCSP), ces modes de transport collectifs avec une voie réservée, ne se dément pas.
« Les collectivités, et notamment les agglomérations, ont des démarches très volontaristes », se satisfait le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), une association d'élus. On a constaté un mouvement de fond très important, y compris dans les villes moyennes. » Aubagne ou Besançon ont ainsi acquis leur propre tramway. Moins coûteux, les « bus à haut niveau de service », plus rapides, plus fréquents et plus accessibles que les bus habituels, séduisent particulièrement les villes de 50 000 à 250 000 habitants.
Quand et combien ?
C'est pour favoriser ce type de transports que l'État a lancé, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, un système d'appels à projets. Les subventions, pouvant couvrir jusqu'à 15 à 20 % des investissements, devraient atteindre 2,5 milliards d'euros d'ici à 2020. Lors des deux premiers appels à projet, en 2009 et 2011, 1,3 milliard a déjà été distribué. Le métro de Rennes, pour sa future ligne B, a par exemple bénéficié de 90,66 millions d'euros.
Au moins une quarantaine de projets sont dans l'attente d'un troisième appel. Lorsqu'il était ministre des transports, Thierry Mariani avait refusé d'y recourir, en raison des difficultés budgétaires de l'État. La présidentielle a changé la donne. Nicole Bricq, ex-ministre de l'Écologie du premier gouvernement Ayrault, a annoncé qu'un troisième appel serait bien lancé.
« La vraie question est de savoir quand - et si - l'enveloppe permettra de subventionner tous les projets en attente », souligne le Gart, qui souhaite que l'appel ait lieu entre le second semestre 2012 et début 2013. « La somme dépendra sûrement de l'audit de la Cour des comptes sur l'état des finances publiques », estime Éric Vève, le président de Viacités, le syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération caennaise.
Dans l'Ouest, plusieurs projets sont concernés : la poursuite du programme Chronobus sur trois lignes à Nantes ; un projet de TCSP à Saint-Malo ; la construction d'une deuxième ligne de tramway ou de bus à haut niveau de service à Caen ; la seconde ligne du tramway à Angers. « Cette ligne représente un investissement de 20 millions d'euros par kilomètre », indique Luc Belot, l'élu chargé du tramway angevin. Un projet que la collectivité pourrait difficilement financer seule.
Augmenter les tarifs pour les usagers
Caen espère de son côté recevoir entre 8 et 20 millions d'euros de subventions selon que le projet choisi pour la ligne 2 sera un tram ou un bus à haut niveau de service.
Les collectivités étudient d'autres moyens complémentaires pour financer leur projet. Par exemple, augmenter les tarifs pour les usagers, ou rehausser jusqu'à son plafond légal le versement transport, un impôt payé par les entreprises de plus de neuf salariés.
Céline LEBRETON.
Il faut changer de comportement, et cette culture de l'individualisme en faisant du covoiturage "individuel" et favoriser les échanges au détriment de sont petit confort @ soit rien qu'@ soit.
Il faut laisser les voitures en périférie plutôt que de chercher pendant des heures une hypothétique place au plus près (et pourquoi par dans la vitrine du boulanger). Cesser de prendre sa voiture pour aller pis*er et s'entendre parler d'écologie par ces mêmes personnes. Le "j'en ai pour une minute" quotidien est un enfer pour ceux qui habitent et travaillent en ville.
Je disais à un usager d'un bus qu'ils devrait mettre le gasoil @ 5€ pour calmer cet égoïsme mais il m'a rappeler qu'en son temps on disait que s'il passait @10Francs, plus personne ne roulerait. Il @ raison, les Français se plaignent, mais la plupart resteront toujours égoïstes.
Cordialement