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Football : Un petit point, ça vaudrait le coup, non ?... |
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Paul Alo'o Efoulou, qui évoluera au sein d'une formation angevine compacte, n'aura qu'une seule mission : marquer ce petit but qui permettrait aux Angevins de s'installer sur le podium. Photo © Philippe Renault
Ligue 2. Châteauroux - Angers Sco. Ce soir, pour ce match en retard, Jean-Louis Garcia ne tolérera aucun relâchement de la part de son équipe.
+ Notre dossier spécial Angers Sco
Angers Sco, nouvelle star du championnat, adulée depuis une semaine par tous les entraîneurs de Ligue 2 et les plus grands médias, offrira donc un gala, ce soir, à Châteauroux. Jean-Louis Garcia : « Sûrement pas. » Il parle fort : « On peut se dire les choses maintenant : c'est très gentil ce que disent mes confrères depuis une semaine, mais je ne suis pas naïf ; il s'agit pour eux de nous mettre la pression et de focaliser l'attention des médias sur nous. » Ah bon ?
Pas de trompette ni fanfare, alors, mais un match à prendre très au sérieux. Il dit, doigt tendu : « On a intérêt à se déplacer avec à l'esprit de se dépouiller, de se faire mal. » Il colore encore son discours d'une touche d'humilité : « Nous devons nous attendre à souffrir. Et nous devons avoir l'humilité de penser que Châteauroux peut nous poser de sérieux problèmes. C'est une équipe redoutable en contre, notamment. »
Quelques incertitudes
Jean-Louis Garcia, à qui on n'apprend pas à faire la grimace, sait donc que son équipe n'est pas encore tout à fait championne du monde, même si elle flirte avec le podium et qu'elle pourrait s'y installer pour de bon en cas de résultat nul, ce soir. « Ce match est en effet un match-bonus. Et si nous y allons pour gagner, je crois qu'un résultat nul ne serait pas une contre-performance. »
Depuis le début, il se retient de dire quelque chose, Jean-Louis Garcia. Il le dit, enfin : « Voilà. Même si mon message est bien relayé, même si les gars ont répété en début de semaine qu'il ne fallait rien lâcher, j'ai senti deux ou trois choses à l'entraînement qui m'ont agacé. »
Ses yeux sont un peu plus noirs. « C'est janvier, il ne fait pas beau, un peu de morosité, le petit bobo par-ci, le petit mal de cuisse par-là, les enfants malades... Je dis « Attention ». Attention. Ce sont des signes de décompression. Moi, je veux des guerriers sur le terrain. » Il dit que dans ce métier, il faut tout le temps se bousculer, être en éveil.
Et puis il a parlé tactique. « J'aimerais une équipe compacte, dans sa moitié de terrain, qu'on les oblige à se déséquilibrer, que l'on ne montre pas d'excès de confiance. » Cette semaine, les Angevins ont travaillé la maîtrise collective du ballon. Pourquoi ? « Parce que j'aimerais que nous montrions un temps de préparation un peu plus important. »
Quels joueurs seront alignés ce soir ? Mystère (lire ci-dessous). « J'ai des incertitudes concernant Vinicius et Charles (Diers). Donc je me donne un peu de temps pour réfléchir. » Les joueurs, eux, ne devront pas réfléchir longtemps quant à l'intensité de leurs efforts.
M. C.
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