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Basket-Ball : R. Beaubois : « A la salle, il y a même les cotons-tiges »... |
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Tout d'abord accompagné par sa mère, le nouveau meneur des Mavericks a décidé de vivre seul aux États-Unis. Rodrigue Beaubois s'est envolé avant-hier de l'aéroport de Dallas pour Las Vegas. Jusqu'au 19 juillet, il va y disputer une ligue d'été où quasiment tous les joueurs contrairement à lui, sont en quête d'un contrat NBA. Parmi eux, l'ancien choletais Mickaël Gelabale, qui tentera sa chance dans la même équipe que Beaubois. © DR
NBA. Deux semaines après la Draft, l'ex-joueur de Cholet-Basket raconte son quotidien. Avec toujours ce côté flegmatique qui le caractérise si bien.
Les entraînements. « Dès le lendemain de mon arrivée à Dallas (soit deux jours après la Draft, N.D.L.R.), je me suis entraîné individuellement avec l'assistant-coach. Tous les matins. Au début, j'ai été surpris par l'intensité demandée. Je n'étais pas habitué à ça, mais j'ai bien aimé. La musculation ? Après la Summer League. »
Les stars des Mavericks. « Je n'ai pas vu Kidd, ni Nowitski. J'ai vu Jason Terry. Il a été très sympa. Il m'a félicité. J'ai aussi vu Eric Dampier, James Singleton etAntoine Wright. Sur le coup, ça fait quelque chose de voir des gens que tu regardais avantseulement à la télé. »
L'univers NBA. « Quand tu arrives à la salle, ton short, ton maillot, ton cuissard et tes chaussettes sont prêts. À côté des vestiaires, il y a une salle de détente, avec une télé, la XBox, la Playstation 3, un billard, une table de ping-pong. Le matin, le petit-déjeuner est déjà là, pareil pour le midi et le soir. Tu arrives les mains dans les poches. Il y a tout. Il ne manque pas de gel de douche, il y a même des cotons-tiges. Le frigo, aussi, je ne l'ai jamais vu pas rempli. »
Son temps libre. « Parfois l'après-midi je retournais m'entraîner à la salle. Sinon, j'étais avec les gars, Nicolas Batum et Alexis Ajinca (qui jouent à Portland et Charlotte et sont représentés par le même agent, Bouna N'Diaye). On va manger ensemble. Rien de spécial. Repos. »
Son contrat, 2,1 millions d'euros sur trois ans. « J'ai vu le chiffre, mais tant que je n'ai pas eu l'argent dans ma main, pour moi ce n'est pas mon argent. Tucommences à être payé au début de saison. Donc, je n'ai pas encore réalisé la somme, je le ferai quand je l'aurai. »
Ses futurs achats. « En NBA, on donne aux joueurs beaucoup d'argent pour qu'ils se débrouillent eux-mêmes. C'est sûr, il faudra que j'achète une voiture pour me déplacer mais pour l'instant je ne pense pas à tout ça. »
Son entourage. « La Guadeloupe n'est pas trop loin. Mes parents viendront de temps en temps, mais je préfère vivre tout seul. À Cholet, j'ai toujours été tout seul. J'ai pris cette habitude, je ne me vois pas vivre avec des gens. Je dis aussi ça car les gens qui travaillent avec Bouna (dont le bureau américain est à Dallas) sont sur place. Je m'entends même très bien avec l'un d'eux, Luca. C'est''mon gars''. Ailleurs, j'aurais peut-être eu besoin de quelqu'un au début. Mais là, non. Tranquille. »
Nando De Colo. « Il avait largement sa place au 1er tour de la Draft. Aux États-Unis, ils ne connaissent pas forcément les joueurs européens. Mais ce n'est pas grave, il a trouvé un bon plan avec Valence. Il va montrer ce dont il est capable. Je n'ai aucun doute sur lui. »
La vie américaine. « Pour le moment, j'aime vraiment. Mais il y a plein de choses que je n'ai pas encore vues. Je ne sors pas énormément. »