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450 mètres de haies avaient été arrachées : cet agriculture de Maine-et-Loire devra payer... |
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La cour d’appel d’Angers a confirmé la condamnation d’un exploitant agricole de Challain-la-Potherie, pour destruction de haie abritant des espèces protégées. © Archives Vincent MICHEL / Ouest-France
Mardi 16 septembre 2025, la cour d’appel d’Angers (Maine-et-Loire) a confirmé la condamnation d’une exploitation agricole de Challain-la-Potherie dans le cadre de la destruction d’une haie bocagère en 2021. Celle-ci abritait plusieurs espèces protégées.
Mardi 16 septembre, la cour d’appel d’Angers a confirmé la condamnation d’un exploitant agricole de Challain-la-Potherie (Maine-et-Loire) pour destruction de haie bocagère. Celui-ci est condamné à une amende de 5 000 €.
Une amende de 5 000 €
Les faits remontent au 16 février 2021 quand des agents de l’office français de la biodiversité constatent que 450 mètres de haies, composés notamment de chênes, ont été détruits. Celles-ci abritaient en particulier des chouettes hulottes et des grands capricornes, deux espèces protégées. Le 19 février 2024, le tribunal judiciaire d’Angers condamnait l’agriculteur à une amende de 5 000 €, lequel a ensuite fait appel.
« Cet arrêt vient relativiser la portée de la réforme issue de la loi d’orientation agricole »
Mardi 16 septembre 2025, la cour d’appel a donc tranché, confirmant la décision initiale. Ce verdict satisfait France nature environnement (FNE) Pays de la Loire, fédération qui s’était portée partie civile aux côtés de FNE Anjou et de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Anjou : « Rendu après l’adoption de la loi d’orientation agricole du 24 mars 2025, cet arrêt vient relativiser la portée de la réforme issue de cette loi s’agissant de la dépénalisation des atteintes aux espèces protégées. »
Pour FNE, « cette décision réaffirme par ailleurs l’importance de l’enjeu de la préservation des haies dont la disparition très rapide (70 % en 50 ans) contribue à l’érosion catastrophique de la biodiversité. » Soit, selon ses relevés, « une perte de 60 % des effectifs d’oiseaux en milieux agricoles en 30 ans. »