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1987-1990 : la colère du Bourg-d’Iré contre les déchets nucléaires... |
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Jean-Pierre Legourgeois désigne les ardoises installées sous la pancarte de la Gibaudière, symboles du combat d’antan.
La p’tite histoire rejoint la grande, dernier volet. Que faire des déchets nucléaires ? À la question, toujours d’actualité, posée en 1987, élus et population locale ont répondu fermement : pas de stockage au Bourg-d’Iré.
Retour le 18 mars 1987. Ce jour-là, coup de tonnerre national. Quatre sites expérimentaux viennent d’être retenus pour l’enfouissement. Chacun avec un sol caractéristique : en granit dans les Deux-Sèvres, argile dans l’Aisne, sel dans l’Ain et schiste… dans le Maine-et-Loire.
Le lendemain, la presse locale n’y va pas de main morte : « Le Segréen, possible poubelle nucléaire », titre-t-on. L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) n’en a que faire ; elle entame son opération séduction.
Pour appâter, l’agence gouvernementale évoque une chance inespérée pour le Segréen et son économie. Mais la population ne mord pas. Le 25 octobre 1987, sept communes du coin organisent un référendum. « Pour ou contre le projet ? » Le « non » l’emporte largement : avec 85 % en moyenne.
Ce n’est que le début d’un long combat.
À lire dans l’édition Ouest-France, page Segré, du 29 août.