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Qui est Thierry Burkhard le successeur de François Lecointre comme chef d’État-major des armées ?... |
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Thierry Burkhard, chef d’état-major de l’armée de terre depuis 2019, va prendre le poste de chef d’État-major des armées après les cérémonies du14-Juillet. © Photo : AFP/Joel Saget
L’armée française change de chef : le général François Lecointre, chef d’état-major des armées depuis 2017, quittera ses fonctions après le 14 juillet. Il sera remplacé par Thierry Burkhard, chef d’état-major de l’armée de terre depuis 2019. Un homme marqué par le terrain, où il a fait la quasi-intégralité de sa carrière.
Il a une vision stratégique extrêmement poussée et précise
, glisse Cédric Perrin, sénateur LR du Territoire de Belfort et vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat, à propos de Thierry Burkhard aux Dernières nouvelles d’Alsace.
Diplômé de l’École militaire de Saint-Cyr
Après les cérémonies du 14-Juillet, Thierry Burkhard va devenir le nouveau chef major des armées. Il prendra la suite du général François Lecointre, qui occupait ce poste depuis 2017, après qu’il a annoncé, ce dimanche 13 juin, sa démission.
Actuel chef d’état-major des armées de Terre, Thierry Burkhard a un profil atypique. En 2019, il était le premier ex-légionnaire nommé à ce poste depuis plus de 60 ans. Il faut dire que la carrière de ce militaire est très marquée par le terrain. Natif de Delle, dans le Territoire de Belfort, cet homme de 56 ans a fréquenté les bancs de la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr.
Un homme de terrain présent sur le théâtre de nombreux conflits internationaux
En 1989, il intègre le 2e régiment étranger de parachutistes. Il a participé à plusieurs opérations extérieures comme le Tchad, la Yougoslavie ou encore le Gabon. Dès 1996, il rejoint l’état-major des armées avant de repartir, quelques années plus tard dans la Légion étrangère. Cette fois en qualité de chef du bureau instruction emploi du 4e régiment étranger à Castelnaudary.
C’est dans la Légion qu’il fera l’essentiel de sa carrière, participant notamment à des périlleuses missions en Côte d’Ivoire et en Afghanistan. À partir de 2015, il devient est conseiller militaire du coordonnateur national du renseignement. Puis retourne ensuite au Centre de planification et de conduite des opérations, à Paris, d’abord comme chef de conduite, puis comme commandant. Avant d’être nommé, en 2019, chef d’état-major des armées de Terre.
Il prépare un virage stratégique majeur
Ça fait plus de dix ans que l’armée s’est concentrée sur la menace du moment qu’était le terrorisme militarisé
, expliquait-il en novembre à l’AFP. L’armée de Terre doit changer d’échelle et se préparer à des conflits plus durs, de haute intensité.
Des propos qui annoncent un virage stratégique majeur, qui impose notamment un rajeunissement du parc de blindés et de l’artillerie, mais aussi notamment de l’aviation, des défenses sol-air, de la guerre informationnelle et des drones.
Il a également fait un récent passage en Bretagne, à Rennes et Guer, dans le Morbihan. Il y a accompagné la ministre des Armées, Florence Parly, aux écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan, centre de formation des futurs officiers de l’armée de Terre.