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« Plus rien à 15 h » : avec ses fruits en trompe-l’œil, cette pâtissière bretonne fait un carton... |
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Noémie Daunay. © Ouest-France
Installée à son compte depuis octobre 2022 alors qu’elle n’avait que 24 ans, Noémie Daunay a emménagé en septembre 2024, dans un nouveau local, à Montauban-de Bretagne, près de Rennes (Ille-et-Vilaine). Le lancement en avril de sa série patissière de trompe-l’œil triomphe.
À Montauban-de-Bretagne, près de Rennes (Ille-et-Vilaine) dans la vitrine de la pâtisserie où Noémie Daunay réalise une partie de sa production, trônent ses créations qui n’y restent jamais bien longtemps. La jeune femme a créé en mars des trompe-l’œil au succès aussi inattendu que spectaculaire. « J’ai eu simultanément des demandes de trompe-l’œil et l’envie d’en créer. J’ai commencé par le citron : la première fois que je l’ai mis en vitrine, les 150 que j’avais préparés sont partis en 20 minutes », dit-elle, encore surprise.
« Certains clients viennent de loin »
Face au succès, Noémie Daunay a investi dans du matériel pour continuer à créer et élargir la gamme (quinze modèles). « Pour les fruits, c’est un montage de mousse au fruit avec, pour le citron, un crémeux et un croustillant qui rappellent la tarte au citron. Pour les fruits à coque, j’ai opté pour une mousse, un praliné et un croustillant, commente-t-elle. J’aime jouer sur les textures. Je travaille mes recettes à l’instinct. »
2 000 trompe-l’œil vendus pour la fête des Mères
Le phénomène est né à la suite d’une vidéo qu’elle a postée sur les réseaux un samedi. « Le samedi suivant, il y avait plus d’une heure de queue, c’était impressionnant. Je n’avais pas ouvert le rideau que je recevais messages et photos des commerçants me demandant ce qui se passait. J’ai dû fermer ce jour-là à 15 h, je n’avais plus rien. »
L’affluence est telle qu’elle en vend « au moins 1 500 chaque semaine, et même plus de 2 000 le jour de la fête des Mères. Certains clients viennent même de loin ».
Limiter le sucre
Soucieuse de concevoir des pâtisseries à faible teneur en sucre, Noémie Daunay poursuit en ce sens avec ses trompe-l’œil. « Le sucre naturel du fruit suffit. Je n’en ajoute que pour le praliné ou la meringue, ainsi que pour les fruits acides. » Elle regrette de ne pas pouvoir écarter le lactose pour cette gamme (« ce que je fais pour d’autres desserts »), et indique qu’elle adapte ses recettes aux clients intolérants au gluten.
Toutes ses pâtisseries sont réalisées sur place. Le tarif d’un trompe-l’œil varie de 6 € pièce pour les fruits à 7 € pour les fruits à coque.
« Contrairement à ce qu’on peut penser, je ne prends qu’une faible marge. L’inflation des matières premières et de l’énergie est considérable, et le temps de production très important, explique-t-elle. Tout est fait ici, j’assure même une partie de la production dans la boutique, face aux clients. »
ND Pâtisseries, 13, rue du Général-de-Gaulle, à Montauban-de-Bretagne, du mercredi au vendredi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30, le samedi, de 10 h à 19 h et le dimanche, de 10 h à 12 h 30.