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« Nous avons essuyé les plâtres » : après six années de travail, le plan d’urbanisme de cette collectivité adopté... |
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Henri Lebrun et Guillaume Augereau, chargé de mission aménagement du territoire, qui ont œuvré sans relâche pour la finalisation du PLUiH. © Ouest-France
Un travail collectif sur six années a enfin abouti pour la communauté de communes Anjou Loir-et-Sarthe, qui a voté l’adoption de son nouveau PLUiH jeudi 4 décembre 2025.
Jeudi soir, lors du conseil communautaire de la communauté de communes Anjou Loir-et-Sarthe (CCALS) qui se tenait à Seiches-sur-le-Loir, Henri Lebrun, vice-président en charge du dossier de l’urbanisme, a fait adopter le Plan local d’urbanisme intercommunal valant programme de l’habitat (PLUiH), sous les applaudissements des élus qui ont voté à l’unanimité.
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Cette séance clôt un marathon de six années d’un travail collectif, ce que n’a pas manqué de saluer l’intéressé, associant ses collègues élus, les agents de la CCALS et l’Aura (agence d’urbanisme de la région angevine). Depuis une délibération adoptée en juin 2019, les élus voulaient un PLUi commun pour toute l’intercommunalité ; jusqu’à l’adoption de ce PLUiH, le territoire comptait un PLUi pour l’ancienne communauté de communes du Loire, sept PLU communaux et deux cartes communales.
De nombreux contre-temps pour les élus
Objectif : organiser le développement du territoire de manière cohérente à l’échelle intercommunale
, et définir les règles d’utilisation des sols applicables pour toutes les communes, à partir desquelles les maires délivreront les autorisations d’urbanisme
.
Mais le parcours a été semé d’embûches, entre le Covid et ses conséquences sur la transformation du territoire rural et périurbain (un regain d’intérêt pour la vie rurale), l’entrée en vigueur de la loi Climat et résilience en 2021 avec son objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2040, ou encore le projet de territoire voté par la CCALS en 2020 pour l’horizon 2030.
La chambre d’agriculture et l’État avaient également formulé un avis négatif au projet qui leur fut remis en consultation, juste avant le lancement de l’enquête publique, ce qui fut un coup de massue
, a précisé Henri Lebrun. Le président de la CCALS et lui ont ajouté le lendemain, lors d’un point presse pour présenter le PLUiH fraîchement adopté : Nous avons essuyé les plâtres.
60 % des remarques intégralement prises en compte
Malgré ces contretemps, l’équipe est restée soudée et le travail a pu être mené à bien, en tenant compte des demandes. Sur l’ensemble des remarques formulées, près de 60 % ont été intégralement prises en compte et 10 % partiellement. Ce bilan témoigne de la volonté d’écoute et d’adaptation de la CCALS, soucieuse de consolider la cohérence réglementaire et d’améliorer la pertinence du projet de PLUiH
, a affirmé Henri Lebrun.
Lors du point presse, Jean-Jacques Girard et Henri Lebrun ont souligné que la CCALS était le premier établissement public de coopération intercommunale (EPCI) du département à intégrer pleinement les objectifs du ZAN. C
e travail s’inscrit dans un changement de paradigme pour l’urbanisme local : il s’agit de construire mieux en densifiant les espaces urbains existants et en limitant l’étalement, avec en ligne de mire la revitalisation des cœurs de bourg et la protection des espaces agricoles et naturels ».