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« Les enfants vont bien », un drame familial intense sur la disparition volontaire d’une mère... |
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Manoa Varvat et Nina Birman, deux jeunes acteurs débutants bluffants de naturel. © Studio Canal
Porté par Camille Cottin et deux jeunes acteurs formidables, « Les enfants vont bien », troisième film de Nathan Anbrosioni, 26 ans, aborde avec finesse et une précision documentaire le thème des disparitions volontaires. Ce film primé au Festival du cinéma francophone d’Angoulême sort ce mercredi 26 novembre.
Jeanne est une solitaire qui n’a pas vu sa sœur depuis longtemps lorsque celle-ci débarque chez elle avec ses deux jeunes enfants de 9 et 6 ans. Après des retrouvailles maladroites, Suzanne disparaît, lui laissant leur garde avec un simple mot. Que faire d’eux ? Comment la retrouver elle, alors que la gendarmerie ne s’occupe pas des disparitions volontaires ?
Chaque année, entre 4000 et 5 000 personnes s’évanouissent ainsi en France. Ce drame a touché personnellement le réalisateur des Enfants vont bien. Sa soeur est partie un jour pour le bout du monde et n’en est jamais revenue, sans donner aucune nouvelle.
  Nathan Ambrosioni mûrissait depuis six ans ce film porté par Camille Cottin, sa « sœur de cinéma » depuis leur première collaboration dans Toni en famille.
L’actrice est tout en retenue, taiseuse et tendue, dans ce rôle de quadra confrontée à une maternité imposée, alors qu’elle-même a été abandonnée par sa compagne (jouée par Monia Chokri), précisément parce qu’elle ne voulait pas donner la vie.
Le réalisateur de 26 ans qui creuse avec passion le thème de la famille depuis son premier film, Les drapeaux de papier, en 2018, lui a mis dans les bras deux enfants-acteurs formidables de naturel. Manoa Varvat et Nina Birman sont l’autre grande force de ce drame intense, également porté par Juliette Armanet (dans le rôle de la sœur de Jeanne). Les deux enfants ont été gratifiés d’une mention sociale et le film d’un Valois de diamant au dernier Festival de la fiction francophone d’Angoulême. 1 h 55.
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