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« L’eau est montée à quelques centimètres de la toiture » : dans cette guinguette, la crue de la Loire a fait des dégâts... |
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Natalia, songeuse, mais déterminée face à l’ampleur des travaux. © Ouest-France
Imaginez ce lieu festif dont la plupart des éléments sont en bois sous l’eau durant deux semaines. Les gérants de la Guinguette à Jojo, à Saint-Saturnin-sur-Loire, commune déléguée de Brissac-Loire-Aubance (Maine-et-Loire), ont beaucoup de travail pour remettre en état leur établissement avant l’ouverture estivale à la mi-mai.
Contrairement à ces derniers jours, on ne prend plus la barque stationnée au début de la route des Asperges pour s’approcher de la Guinguette à Jojo, la plus ancienne des guinguettes angevines, à Saint-Saturnin-sur-Loire (Brissac-Loire-Aubance, Maine-et-Loire).
« Tout est à changer »
Seules quelques nappes d’eau envahissent encore la route de Chaloche que Natalia Litvinova et son beau-frère Adrien Millon arpentent en bottes avant d’aller constater l’étendue des dégâts après la crue dévastatrice de la Loire. Tout a été inondé, l’eau est montée jusqu’à quelques centimètres de la toiture dans la partie couverte et la cuisine, laissant des traces indélébiles
, constate Natalia.
Le sol n’est plus que boue et vase. Des tables, des portes, des chaises et un chauffe-eau flottent. Bizarrement, un barnum est resté en place, la seule trace tangible de l’avant. La petite cabane à Jojo des enfants s’est retournée, les jeux ont été charriés par la crue à plus de 100 mètres de leur endroit initial. Quand le bois a pris l’eau, ça gonfle, on va attendre que l’eau se retire totalement pour évaluer l’impact de la crue, mais il ne faut pas se faire d’illusions, tout est à changer
, déplore Adrien.
« Cette guinguette fait partie de notre histoire familiale »
Natalia, elle, reste optimiste : Cette guinguette fait partie de notre histoire familiale, on va se retrousser les manches et se mettre au boulot. On ne va pas se laisser abattre. On n’a qu’une envie : rouvrir le 13 mai comme prévu.