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« J’observais ma grand-mère dans son jardin fabuleux » : l’étonnante reconversion de Sarah en Maine-et-Loire... |
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Sarah Bourgoin prépare dans la serre ses semis qu’elle mettra en terre dès le mois de mars, à Saint-Pierre-Montlimart. © Ouest-France
C’est à ses yeux comme une éclosion. Sarah Bourgoin est passée de la protection de l’enfance à la chambre d’agriculture pour devenir, depuis un an, productrice de plantes et produits dérivés, à Saint-Pierre-Montlimart, commune déléguée de Montrevault-sur-Èvre (Maine-et-Loire). Rencontre.
Pénétrer dans le Simple jardin de Claudine, un nom choisi en clin d’œil à sa grand-mère, c’est découvrir 8 000 m2 de terres à cultiver en lisière d’un petit bois, habité par de nombreuses espèces animales, un havre de biodiversité. Bienvenue chez Sarah Bourgoin, à Saint-Pierre-Montlimart, commune déléguée de Montrevault-sur-Èvre (Maine-et-Loire).
Nous sommes ici sur d’anciennes pépinières laissées en friche depuis nombreuses années. Y subsiste une vielle serre que je rénove petit à petit,
explique cette jeune femme souriante de 31 ans. Cependant, la terre qui l’entoure est bonne pour la pousse de nombreuses plantes aromatiques.
L’éveil du printemps
Et de raconter son fulgurant changement professionnel : Travailler plusieurs années dans le social reste une première et belle étape. Mais j’ai toujours eu en moi la fibre végétale, sans aucun doute grâce à ma grand-mère que j’observais dans son jardin fabuleux. Aujourd’hui encore, elle me conseille. Puis le travail solitaire me convient très bien.

Sarah Bourgoin sur son terrain, où elle cultive des plantes au pied de l’éperon rocheux à deux pas de la rivière Êvre, allée des Pépinières, à Saint-Pierre-Montlimart. Ouest-France
Avant de se lancer, en mars 2025, Sarah Bourgoin tient à effectuer un bilan de compétences. Très vite, il s’oriente sur l’horticulture. J’ai ensuite participé à de nombreux stages, notamment chez une productrice de plantes aromatiques et médicinales, et à des formations à la chambre d’agriculture.
Cette activité en pleine nature, où elle se sent bien, va s’intensifier à partir de mars avec le début de la période des semis, l’arrosage, le désherbage des rangs. Puis la récolte dès le mois de mai et jusqu’à septembre. Viennent ensuite le séchage et la transformation des plantes, pour au final commercialiser sa production.
Sels, sucres et condiments japonais
Sont donc proposées à la vente trois sortes de sel et quatre sortes de sucre aux herbes. Des condiments japonais aussi, comme le gomasio ou le sobasio (plusieurs variétés), qui permettent de réduire le sel dans les aliments
, détaille la trentenaire. Pour l’heure, elle souhaite surtout se faire connaître, avec un stand au marché d’Ancenis (Loire-Atlantique) et bientôt à celui de Doué-la-Fontaine.
Localement, elle souhaite développer des points de ventes. Je viens également de créer un site internet. La vente en ligne est donc possible dès maintenant
, ajoute l’horticultrice. On pourra enfin la rencontrer lors de la fête des Plantes, dimanche 26 avril 2026, à Saint-Rémy-en-Mauges.
Contact : 06 43 53 64 76 ; site : lesimplejardindeclaudine.com