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« Il faut que les pollueurs soient les payeurs » : les anciennes Fonderies de l’Authion s’invitent au conseil municipal... |
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La ville des Ponts-de-Cé a confié à la société Alter public un mandat pour la réalisation d’études préalables relatif au renouvellement de la friche industrielle des anciennes Fonderies de l’Authion. © Ouest-France
La présentation du budget climatique, lors du conseil municipal, est devenue un outil d’évaluation invitant à se poser les bonnes questions et à orienter les décisions. La dépollution du terrain des anciennes Fonderies de l’Authion, aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), demeure quant à elle un problème à résoudre.
Ce mardi 27 janvier 2026, Emilie Boyer, adjointe aux finances a introduit la séance du conseil municipal des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire) par une présentation du budget climatique 2026. Un outil anticipé depuis 2021 et désormais obligatoire,
rappelle le maire. Un outil qui a permis aux agents et aux élus de se poser de nouvelles questions et d’orienter les décisions »,
ajoute Emilie Boyer. Si la répartition des dépenses de fonctionnement reste stable depuis ces trois dernières années, avec 15 % favorables et 45 % neutres. L’évaluation climatique du budget d’investissement fait apparaître des dépenses favorables à hauteur de 37 % en 2026 contre plus de 60 % les deux années précédentes. La géothermie et la construction de l’accueil jeunes avec une isolation performante et des matériaux favorables pour l’environnement expliquent ces différences.
« Il serait normal d’informer la population sur le coût de la dépollution »
Les conseillers ont ensuite été invités à approuver le bilan financier de clôture de la mission de mandat relative aux études préalables du site des anciennes Fonderies de l’Authion. Didier Lizé, élu Lutte ouvrière s’est opposé. Il serait normal d’informer la population sur le coût de la dépollution. Il faut que les pollueurs soient les payeurs
, insiste-t-il. On est tous d’accord »,
lui répond Jean-Philippe Vigner, adjoint à l’aménagement et au développement économique. On attend depuis 17 ans. On a décidé d’agir. C’est une verrue, une zone à problèmes.
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La première tranche d’études n’était qu’une première approche de la problématique du terrain. Des polluants sont localisés et faciles à traiter. Il a été décidé de poursuivre par des études environnementales. On veut que cette zone soit orientée vers quelque chose de plus vivant.
 On a un site orphelin, un endroit squatté et dangereux désormais fermé
, complète le maire. Tout un niveau d’études est encore à poursuivre. On est désormais sur des enjeux d’agglomération. Qu’en fera-t-on ? Du logement ? On ne s’interdit rien
, partage Jean-Philippe Vigner.
Dernier conseil municipal de la mandature : mardi 10 mars 2026 à 19 h