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« Il faut apprendre à respecter l’animal » : En 2011, Brigitte Bardot militait contre des courses de cochons en Anjou... |
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En 2011n Brigitte Bardot avait écrit au maire de Saint-Laurent-des-Autels pour lui demander de mettre un terme aux courses de cochons organisées dans le cadre de la Fête des moissons. © Archives Ouest-France
Fervente défenseuse de la cause animale, l’actrice Brigitte Bardot est décédée ce dimanche 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans. En 2011, elle a marqué le Maine-et-Loire en s’opposant fermement à des courses de cochons organisées dans les Mauges.
Elle s’est éteinte à l’âge de 91 ans ce dimanche 28 décembre 2025. Actrice française star planétaire, chanteuse, icône d’une liberté et d’une émancipation assumée, Brigitte Bardot était aussi une fervente défenseuse de la cause animale. En 1986, BB créée la Fondation Brigitte Bardot. Organisation non gouvernementale, reconnue d’utilité publique depuis février 1992, elle a pour mission de protéger les animaux sauvages et domestiques. Brigitte Bardot est de tous les combats : lutte contre la chasse, la corrida, la fourrure…
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« Est-il utile de stresser ces animaux chahutés par la foule ? »
Elle n’hésite pas à prendre la parole publiquement pour défendre les animaux y compris lorsqu’il s’agit d’événements dans des petites communes. À l’été 2011, la Fondation est alertée par des militants et des sympathisants au sujet d’une course de cochons dans les Mauges (Maine-et-Loire).

La course des cochons est une des nombreuses attractions de cette fête populaire qui attire chaque année à Orée-d’Anjou des milliers de personnes. Archives Ouest-France
Brigitte Bardot décide alors d’écrire une lettre ouverte à Alain Gibouin, à l’époque maire de Saint-Laurent-des-Autels (aujourd’hui commune déléguée d’Orée d’Anjou). Dans cette missive, elle y écrit : Cela peut sembler dérisoire, j’en suis consciente, pourtant est-il utile, nécessaire, de stresser ces animaux chahutés par la foule ? […] Il faut apprendre à respecter l’animal et le considérer, enfin, comme un être sensible et non comme un simple objet. Même si ces cochons ne sont pas torturés à mort comme les taureaux de corrida ou réduits à l’esclavage comme les animaux de cirque, nous devons tout de même nous préoccuper de leur bien-être.
L’ancien porte-parole de la fondation, Christophe Marie, précisait à l’époque à Ouest-France que la lettre n’est pas agressive. Nous souhaitons juste amener une démarche de réflexion des organisateurs sur ce type de course.
La demande de BB semble être restée lettre morte puisque la course des cochons est toujours au programme de la fête des Moissons.