|
« Félix contre le reste du monde » : portrait tout en aspérités d’un apprenti marin-pêcheur breton sur Arte... |
1
"Félix contre le reste du monde". © © ELDA PRODUCTIONS
Ce jeudi 26 mars 2026, Arte diffuse un documentaire consacré à un jeune interne au lycée maritime de Paimpol (Côtes-d’Armor). Justine Morvan et Kévin Noguès suivent dans son quotidien cet adolescent bouillonnant, dans un contexte où la profession de marin-pêcheur est de plus en plus menacée.
« Je ne connais pas beaucoup de marins pêcheurs qui veulent que leurs enfants fassent le même métier. » Ça, c’est le père de Félix qui le dit. Mais Félix, 17 ans, se passionne pour la mer et ce travail qu’il veut exercer comme son père et son grand-père. L’adolescent est interne dans un lycée maritime de Paimpol (Côtes-d’Armor). Les réalisateurs Kévin Noguès et Justine Morvan l’ont suivi dans son quotidien : ses cours, à bord d’un bateau de pêche, avec sa bande de copains ou en compagnie de sa famille.
Lire aussi : Carrière, mode de vie… À quoi rêvent ces jeunes en lycée maritime en Bretagne ?
Le duo de documentaristes brosse un portrait brut de décoffrage d’un jeune homme très engagé dans la défense de la profession, menacée, de pêcheur. Tout le monde en prend pour son grade, de l’organisation non gouvernementale Sea Shepherd à « l’État et ses quotas de m*rde », balance Félix dans des séquences interviews face caméra. Même si l’apprenti pêcheur reconnaît aussi l’importance de « protéger la ressource, car c’est l’avenir ».
« Pas de juste milieu »
« On a l’impression que tu es toujours en colère, lui glisse sa mère, institutrice. Tu n’arrives pas à trouver le juste milieu entre deux extrêmes. » Pris entre des instincts de modernité et la volonté de défendre bec et ongles ce qu’ont transmis les aïeux.
Lire aussi : « Un cri d’alerte » : le député Bertrand Sorre interroge l’État sur l’avenir de la pêche artisanale dans la Manche
Un peu provocateur, caractériel, têtu, le jeune homme ne fissure que rarement sa carapace devant la caméra. « Même si je râle beaucoup, je suis heureux souvent, faut pas croire. » On ne peut nier à ce portrait une authenticité qui ne laisse pas indifférent, quitte à paraître (souvent) antipathique.
Arte , 23 h.