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« Certains n’auront croisé personne à Noël » : depuis 2006, ils proposent un réveillon solidaire en Maine-et-Loire... |
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La paroisse et plusieurs associations s’associent, chaque année, pour contribuer à la réalisation de cette soirée festive. © Ouest-France
Depuis 2006, un réveillon solidaire de la Saint-Sylvestre se vit au centre pastoral de Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire). Environ cinquante bénévoles y accueillent, chaque année, une centaine de convives. Avec un mot d’ordre bien simple, apporter un petit temps de joie et de bonheur dans des vies souvent très isolées.
« Venez partager la fête, la joie et l’espérance », peut-on lire sur le prospectus d’invitation au réveillon solidaire, édité par la paroisse Saint-René en Pays segréen. Et, alors qu’approche la date de sa 19e édition, les organisateurs rappellent : « C’est le père Bertrand Chevalier qui en avait eu l’idée. Avec Marcelle Méchineau, ils ont organisé la première édition, en 2006. Depuis, cela ne s’est jamais arrêté. Même pendant le Covid, il y a eu une distribution de colis », précise Évelyne Dubois.
Depuis, cela n’a jamais désempli. C’est peut-être ce menu autour du pot-au-feu, ou la danse, les jeux et le petit cadeau qui ont fidélisé le public. Même si chaque année, une dizaine de novices découvrent la belle initiative.
La précarité peut aussi être émotionnelle
Ce menu de réveillon, parlons-en. Sans alcool, il est immuable pour le plaisir de tous. Un potage, une macédoine, de la charcuterie donnée par les chasseurs et le fameux pot-au-feu financé par le Rotary. « Nous fournissons la viande, depuis la première édition. Cela s’inscrit dans nos actions concrètes de solidarité au niveau local », précise Franck Bobard, représentant du Rotary. Du fromage et des pâtisseries réalisées par les paroissiens sont également au menu. Et puis, entre les plats, des jeux et un petit spectacle.
Et pour tout ça, il faut des bras. Ils viennent de différentes associations : Saint-Vincent-de-Paul, la paroisse, le Lions, le Secours catholique, entre autres. Aussi, les volontaires sont les bienvenus.
« Nous parlons de précarité et de solitude. Mais cette précarité, elle est aussi émotionnelle. Certains n’auront croisé personne à Noël. Alors, on prendra de leurs nouvelles », ajoute Évelyne Dubois.
Mercredi 31 décembre. Accueil de 19 h à 19 h 45. Au centre pastoral La Renaissance, rue Léon-Foucault. Tarif : 2 €. Réservations : 06 88 32 87 62 et 06 03 18 38 70.