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Angers. Irigo : la CFDT s’élève contre la baisse de fréquence des bus et tramways... |
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Bus et tramways sont bondés aux heures de pointe. © Archives CO – Josselin CLAIR
La fréquence des bus et tramways a diminué de 15 % sur le réseau Irigo d’Angers le 4 janvier dernier. La section CFDT de l’entreprise gestionnaire s’élève contre une décision « incompréhensible ».
Des passagers collés serrés, entassés dans des bus pleins à craquer dont les portes peinent à se fermer : la même scène se reproduit chaque jour aux heures de pointe sur les lignes les plus empruntées du réseau Irigo. Depuis le 4 janvier, Angers Loire Métropole a décidé de réduire le rythme de passage des bus et des tramways de 15 % pour compenser l’importante baisse de fréquentation observée en 2020, de l’ordre de -35 % sur l’année. Une mesure incompréhensible pour les élus CFDT.
« Le risque, c’est qu’on finisse par perdre nos clients »
Les facs ont repris, les lycées aussi. Le réseau est en surcharge le matin et en fin d’après-midi, et plus encore avec le confinement avancé à 18 heures, le tout en pleine crise sanitaire ! Pourtant, on a des bus au dépôt et des personnels au chômage partiel que l’on n’utilise pas. Ce n’est pas normal
, plaide Alexis Raveleau, délégué syndical CFDT chez RATP Dev, l’entreprise gestionnaire d’Irigo. Selon lui, le service rendu aux usagers n’est pas au niveau
.
En temps normal, les quinze rames de tramway sont mobilisées durant les heures de pointe, contre douze actuellement. Conséquence : les gens peuvent attendre 9 à 10 minutes à l’arrêt, et pas 6 minutes comme d’habitude
, observe le syndicaliste. Idem pour les bus, dont environ 120 sur 155
roulent à ces horaires. Quant aux conducteurs, ils restent au chômage partiel une journée par semaine.
Il y a beaucoup de mécontentement. Le risque, c’est qu’on finisse par perdre notre clientèle
, craint Didier Lardeux, élu CFDT. Les protestataires ont demandé à rencontrer Christophe Béchu, président d’Angers Loire Métropole, afin de réclamer un retour à la normale. Ils attendent une réponse.

Les élus CFDT plaident pour un renforcement de l'offre aux heures de pointe sur le réseau Irigo. CO - Chloé BOSSARD